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COVID-19: pas de panique avec le nouveau sous-variant

COVID-19: pas de panique avec le nouveau sous-variant
AFP

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Même si on en sait encore peu sur le sous-variant BA.2, cette nouvelle mutation ne semble pas plus dangereuse que son « cousin » Omicron, selon des experts.

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Selon des données préliminaires, le sous-variant BA.2 ne causerait pas de maladies plus sévères que le sous-variant BA.1, responsable de la cinquième vague. Les vaccins seraient aussi efficaces pour les deux souches de la COVID-19. 

Cependant, le nouveau sous-variant semble plus transmissible. Une étude danoise, qui n’a pas encore été révisée par des pairs, suggère que si une personne est infectée par le BA.2, un autre membre du foyer a 39 % de chances d’être infecté au cours de la première semaine. En revanche, si la personne est infectée par le BA.1, le risque diminue à 29 %. 

« Si BA.2 est plus en mesure de se transmettre, c’est certain qu’on pourrait voir des augmentations de cas. Mais ça ne devrait pas être aussi frappant qu’entre ce qu’on a vécu au début de la cinquième vague », tempère le virologue Benoît Barbeau. 

Variation génétique

Selon le professeur au département de sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), la plus grande surprise causée par BA.2 est sa variation génétique par rapport à BA.1

Il est actuellement impossible pour les laboratoires d’identifier à même le test PCR la présence de BA.2. Le nouveau sous-variant ne possède pas la suppression sur le gène S, qui permettait de détecter facilement la présence de BA.1 sans faire de séquençage 

« Pour détecter BA.2 dans la population générale, il faut que les gens aient accès à des tests PCR pour faire du séquençage », soutient André Veillette, chercheur en immunologie à l’Institut de recherches cliniques de Montréal. 

Le 26 janvier dernier, l’Institut national de la santé publique du Québec a confirmé avoir détecté cinq cas du sous-variant BA.2 chez des voyageurs ayant transité par Montréal. Aucune nouvelle donnée à ce sujet n’a été publiée depuis.

Que nous réserve le futur ? 

« La progression de BA.2 doit être suivie de très près afin de voir si on continue à se diriger vers une trajectoire qui est toujours aussi positive », affirme Benoît Barbeau.

Au-delà de l’arrivée de BA.2, « ce qui va le plus influencer nos acquis, ce sont les assouplissements qu’on est en train de faire », croit quant à lui André Veillette.

« Il ne faut pas aller trop vite, la situation est encore instable, avec beaucoup de cas », précise-t-il.

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