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Malgré le vaccin, 1551 morts liées à la COVID-19 en janvier au Québec

La multitude de cas au sein de la population a surpassé la couverture vaccinale

Ventilateur médical
Photo courtoisie Une personne atteinte de la COVID-19 est intubée aux soins intensifs avec un ventilateur médical. En janvier, 8343 Québécois se sont retrouvés hospitalisés en raison de la maladie, dont 936 aux soins intensifs.

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Le mois de janvier a été le plus mortel depuis le début de la campagne vaccinale au Québec en raison du nombre astronomique d’infections, et ce, malgré une forte majorité adéquatement protégée.

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« Il y a tellement eu de cas en nombre absolu que même la protection ajoutée de la vaccination ne suffit pas à diminuer le taux de mortalité en bas de ce qu’il a été auparavant », illustre Christian Jacob, président de l’Association des microbiologistes du Québec.

Selon les données de l’Institut national de santé publique (INSPQ), pas moins de 1551 personnes sont décédées en lien avec la COVID-19 en janvier 2022. 

Les derniers mois où on a recensé plus de morts dans la province, c’était en avril et mai 2020, avec 2647 et 2443 victimes.

L’intense propagation du variant Omicron au Québec aurait pu faire encore plus de victimes sans vaccin, convient M. Jacob.

« Ça aurait été catastrophique, tranche-t-il. Partout dans le monde, on aurait été submergé par les cas. »

Il est toutefois difficile de déterminer avec précision combien de Québécois ont été infectés par la COVID-19 dans le dernier mois, puisque Québec n’est pas en mesure de comptabiliser les résultats des tests rapides. 

Troisième dose

Ce triste bilan en janvier aurait probablement été moins mortel si davantage de citoyens avaient pu obtenir leur troisième dose, soulignent des experts consultés par Le Journal.

« Malheureusement, on a commencé un peu en retard au Québec, soutient l’épidémiologiste Benoît Masse, professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. On aurait évité des hospitalisations, on aurait évité des décès, si on n’avait pas hésité au début. »

En date du 5 février, 47 % de la population admissible à se faire vacciner a reçu sa dose de rappel.

En janvier, plus de 60 % des personnes dont la mort est liée à la COVID-19 ne vivaient pas dans des CHSLD, des résidences pour aînés, une ressource intermédiaire ou une unité de soins de longue durée en centre hospitalier, selon l’INSPQ.

Du jamais-vu par rapport aux mois les plus mortels. 

Manque d’aide à domicile ?

Il faudra trouver un moyen de donner une dose de rappel aux personnes qui reçoivent des soins à la maison, croit la Dre Geneviève Dechêne, de l’équipe médicale palliative à domicile au CLSC de Verdun.

« J’en ai plusieurs actuellement hospitalisés, mais s’ils avaient eu le booster, peut-être qu’ils ne seraient pas hospitalisés », fait-elle savoir.

À Laval et Montréal, Urgences-santé a constaté une recrudescence des appels pour des constats de décès à domicile avec une infection suspectée ou confirmée de décembre à janvier.

« Globalement, depuis la [pandémie], on peut dire qu’on a une légère hausse des cas de décès à la maison, possiblement attribuable à la COVID », avance Jean-Pierre Rouleau, porte-parole corporatif pour Urgences-santé. 

Un mois de janvier mortel      

  • Milieu de vie : Décès   
  • Ressource intermédiaire ou autre : 63  
  • Domicile et inconnu : 972  
  • Résidence privée pour aînés : 243  
  • CHSLD ou unité de soins de longue durée en centre hospitalier : 273   

Total : 1551 

Source : Institut national de santé publique du Québec

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