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Une infirmière met de l’avant l’apport des personnes noires en sciences

Une infirmière met de l’avant l’apport des personnes noires en sciences
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Faire connaître les personnes noires qui ont marqué le monde des sciences. C’est l’objectif que s’est donné Stéphanie Bumba, une jeune infirmière devenue conférencière. Grâce à son initiative, elle espère donner à d'autres personnes l'envie de suivre cette voie.

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«Vers 2019 ou 2020, je faisais du ménage dans mes livres scolaires pour les donner, et en les feuilletant, je m’étais rendu compte qu’il n’y avait pas de gens qui me ressemblaient dans les pages. Je trouvais ça aberrant», se remémore Mme Bumba. 

C’est le déclic qui l’a amenée à consulter des bases de données scientifiques auxquelles elle avait accès à l’université, afin de découvrir la contribution de chercheurs noirs. 

Son horaire est bien rempli. En plus d’alimenter régulièrement sa websérie sur YouTube, elle effectue une maîtrise en administration des services de santé à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. Cela, sans compter son travail d’infirmière clinicienne. 

Le tout entrecoupé de conférences scientifiques qu’elle est invitée à livrer dans le milieu universitaire. Prochainement, c’est à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) qu’elle invitera la communauté étudiante et professorale à s’intéresser aux «afroscientifiques pionniers». 

«Il faut montrer que l’histoire des Noirs, ça ne se résume pas à l’esclavage. Il faut aussi montrer le côté positif, que nous sommes également des citoyens qui contribuons à la société, et que nous avons des apports scientifiques qui sont reconnus à l’international», explique la jeune femme. 

Elle-même née au Québec, de parents d’origine congolaise, Mme Bumba estime que de tels exemples sont nécessaires pour inspirer les jeunes et leur montrer qu’ils peuvent se permettre de rêver. 

«Quand un enfant voit quelqu’un qui lui ressemble dans les livres, ça lui renvoie un message d’une société qui voit son bagage culturel comme quelque chose de positif», croit-elle. 

Dans la dernière capsule vidéo qu’elle a enregistrée, Mme Bumba a pu s’entretenir avec Chidiebere Ibe, dont l’illustration d’un fœtus noir avait fait le tour du monde au cours de l’hiver. 

Un exemple important, qui devrait être davantage suivi dans le milieu médical, selon la jeune infirmière. 

«Lorsqu’on montre des manifestations cliniques, il faut mettre de la diversité, surtout au niveau dermatologique. Par exemple, l’eczéma ou d’autres problèmes ne sont pas manifestés de la même manière pour une personne qui a la peau pâle ou foncée», vulgarise Mme Bumba. 

Elle espère que ses initiatives pourront encourager d’autres personnes à suivre ses pas.

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