/news/coronavirus
Navigation

«Convoi de la liberté»: la cour de l’Ontario gèle l’accès aux dons de la plateforme GiveSendGo

«Convoi de la liberté»: la cour de l’Ontario gèle l’accès aux dons de la plateforme GiveSendGo
Photo Agence QMI, Joël Lemay

Coup d'oeil sur cet article

Le gouvernement ontarien a reçu jeudi l’autorisation de la Cour supérieure pour geler les fonds recueillis par la plateforme de sociofinancement GiveSendGo aux organisateurs des convois.

• À lire aussi: «Convoi de la liberté»: le mouvement d’Ottawa se répand dans le monde

• À lire aussi: Des États américains enquêtent sur le GoFundMe des camionneurs

L’injonction vise les campagnes «Freedom Convoy 2022» et «Adopt a trucker», qui ont amassé plus de 11 millions $ CAN en date de jeudi soir. La porte-parole du premier ministre Doug Ford, Ivana Yelich, a précisé dans une courte déclaration écrite que la décision s’appliquait à toute personne qui contrôlait ou était en possession de l’argent.

Sur Twitter en soirée, GiveSendGo a réagi à la décision.

«Sachez cela! Le Canada n'a absolument aucune juridiction sur la façon dont nous gérons nos fonds ici à GiveSendGo. Tous les fonds pour chaque campagne sur GiveSendGo sont directement versés aux destinataires de ces campagnes, dont la campagne du convoi de la liberté.»

Créée au Delaware, GiveSendGo se présente comme une plateforme de sociofinancement libre et chrétienne. Les sympathisants des différents convois se sont rabattus sur ce site après que GoFundMe a choisi de mettre fin à la collecte de fonds des camionneurs, justifiant alors que le convoi était devenu un mouvement d’occupation.

Par ailleurs, GoFundMe témoignera le 3 mars prochain devant le Comité permanent de la sécurité publique de la Chambre des communes au sujet de la collecte de fonds du «convoi de la liberté», qui avait recueilli près de 10 millions $. 

  • Écoutez l’analyse de Frédéric Boily, spécialiste de la politique canadienne et le mouvement conservateur   

«Les représentants comparaîtront le 3 mars, et nous attendons avec impatience leur témoignage sur les mécanismes internes qu’ils ont mis en place pour empêcher le sociofinancement de l’extrémisme», a écrit jeudi sur Twitter le porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD), Alistair MacGregor, qui avait présenté la motion le 3 février dernier.

La nouvelle survient au moment où des représentants du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada doivent venir témoigner sur ce sujet devant le comité.

Cette campagne de financement a également attiré les regards de l’autre côté de la frontière, alors que les États du Texas, du Missouri, de la Virginie-Occidentale et de la Floride ont déclaré qu’ils surveillaient la situation de près.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.