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Saut acrobatique: une médaille qui porte la signature Fontaine

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La première médaille olympique canadienne en saut acrobatique en 18 ans porte la signature de la famille Fontaine. Trente ans après la médaille d’argent du paternel Nicolas aux Jeux d’Albertville, le fils, Miha, a offert une performance presque parfaite pour guider l’équipe sur la troisième marche du podium.

Assis dans son salon à l’aube, l’ex-olympien Nicolas Fontaine n’a rien manqué du spectacle offert par ses trois protégés qu’il entraîne régulièrement à Lac-Beauport.

Le papa était évidemment fier de son fiston, Miha. Mais il l’était tout autant de Lewis Irving, un vétéran de l’équipe nationale originaire de Québec, et de Marion Thénault, de Sherbrooke.

C’est auprès de l’ancien membre de la célèbre Québec Air Force que le trio apprend le métier, à quelques pas des pentes de la station de ski Le Relais.

Photo Stevens LeBlanc

Le début d’une belle aventure

Cette médaille de bronze est doublement satisfaisante pour Nicolas Fontaine et les performances dont il a été témoin laissent présager un bel avenir pour le sport qui le fait vibrer.  

« Je regarde le travail qu’on a fait dans les dix dernières années pour se rendre là et je le sais qu’on est juste au début d’une belle aventure. J’espère que ça va motiver les jeunes à regarder ce qu’on fait avec les équipements qu’on a ici, à vouloir poursuivre ce qu’on a fait, parce qu’on a un très bon programme », avance celui qui porte le chapeau d’entraîneur de l’équipe de développement et de l’équipe du Québec de ski acrobatique.

Il n’avait toutefois pas vu venir cette médaille. Du moins, avant la compétition. « C’était un rêve avant. Mais là j’ai commencé à réaliser que ça pouvait être une médaille. Dans ma tête Miha n’allait pas aux Olympiques pour une médaille », a dit Fontaine, rencontré au Centre Acrobatx où il supervise les athlètes.

Photo Stevens LeBlanc

Loin de la compétition

La ligne était mauvaise, mais Nicolas a eu le temps d’échanger quelques mots au téléphone avec son fils. Le temps de lui dire à quel point il était fier de lui. 

Il n’était pas à Pékin puisqu’il avait choisi de rester auprès de la relève. Et l’expérience ne lui a pas déplu du tout.

« J’étais pas là puis je suis content. Ça m’a permis de vivre les Olympiques en tant que parent et pas entraîneur. [...] Là j’étais dans mon salon et je vivais ces moments-là comme père et ça, c’est important pour moi. »

Entre les entrevues avec les médias et les nombreux appels, le paternel repassait la performance de son fils sur la rampe.   Il avait l’air relax, il volait dans les airs, c’était super beau. »

Il souhaite maintenant à ses athlètes de poursuivre sur cette lancée lors de la compétition individuelle même si la tâche sera ardue. « Tout est possible », souffle-t-il.

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