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Inflation: une hausse qui touche aussi les résidences privées pour aînés

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La hausse des prix des aliments touche aussi des résidences privées pour aînés de la Mauricie où des hausses sont remarquées, tout comme la rareté de certains produits. 

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«Depuis avant les Fêtes, je n’étais pas capable d’avoir les crèmes de céleris, crème de poulet et crème de champignons», a avoué la cuisinière en chef de la résidence Le Renaissance à La Tuque, Réjeanne Bédard.

Certains produits se font de plus en plus rares chez les fournisseurs et lorsque des produits sont manquants, ils sont remplacés par d’autres qui sont semblables. Sans parler de pénurie, la logistique est donc un peu plus complexe en cuisine.

«Ça peut arriver qu’on manque de certains aliments chez nos fournisseurs, mais rien ne nous empêche d’aller dans un supermarché pour aller acheter ce qu’il manque. Peut-être qu’on n’aura pas le saumon la journée même, ça va prendre deux jours de plus, mais on a quand même une belle qualité d’alimentation», a expliqué le porte-parole des résidences privées pour aînés de la Mauricie et du Centre-du-Québec et propriétaire de la résidence Le Jardin, Richard Maziade.

À la résidence Le Renaissance à La Tuque, des augmentations entre 6 et 20 % ont été notées, même pour des produits de base comme du lait et du pain.

«On est un organisme sans but lucratif donc c’est sûr que la facture est retournée aux résidents. Cette année, contrairement aux autres années, habituellement on augmente un peu le logement, un peu les services, mais cette année, on ne touche pas au logement. Par contre, il va falloir qu’on augmente au niveau des services», a reconnu la directrice générale de ce milieu de vie, Danielle Madore.

C’est la première fois que la résidence sera en déficit budgétaire, alors que plusieurs coûts supplémentaires sont apparus avec la pandémie.

Que ce soit avec le déconditionnement des aînés qui nécessite plus de surveillance ou les tâches qui ont augmenté, les employés requis sont plus nombreux. À cela s’ajoutent plusieurs revenus que les propriétaires n’ont pas pu toucher parce que des appartements étaient vacants. La marge de manœuvre des gestionnaires est alors de plus en plus mince.

Ces difficultés d’approvisionnement peuvent aussi s’expliquer par la pénurie de personnel, selon une source qui travaille étroitement avec des fournisseurs alimentaires.

Plusieurs sont aussi en attente de travailleurs étrangers pour répondre aux besoins, mais les délais de traitement des demandes sont longs.

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