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Justice: le pénitencier pour un beau-père agresseur

Justice: le pénitencier pour un beau-père agresseur
Romolo Tavani - stock.adobe.com

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Un individu de Pointe-Claire qui a agressé sexuellement ses deux belles-filles entre 2015 et 2017 a écopé d’une peine de six ans d’incarcération, mercredi, au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield. 

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L’homme de 48 ans, dont il faut taire le nom pour protéger l’identité des victimes, avait recueilli les confidences des adolescentes, âgées entre 14 et 17 ans au moment des faits, et avait tiré profit du lien de confiance établi avec elles.

Sous prétexte qu’il devait les «examiner», le délinquant sexuel attendait de se retrouver seul avec l’une d’elles dans une pièce de la demeure familiale à Vaudreuil-Dorion pour assouvir ses bas instincts.

Le juge de la Cour du Québec, Bertrand St-Arnaud, a qualifié les crimes «de particulièrement graves», précisant que le degré d’atteinte physique variait d’élevé à très élevé respectivement pour chacune d’elles. En effet, l’agresseur a eu des relations sexuelles complètes avec la plus jeune de ses belles-filles.

«Il ressort très clairement des déclarations [des victimes] que les gestes criminels commis par l’accusé leur ont causé un préjudice émotionnel et psychologique important», a déclaré le juge St-Arnaud. Le magistrat a d’ailleurs lu des extraits des lettres rédigées par les victimes décrivant les séquelles qui ont découlé des agressions.

«Pendant longtemps j’ai essayé de comprendre pourquoi ces événements horribles ont eu lieu. [...] Mais je n’ai pas trouvé de réponse. [Les agressions] étaient inattendues [...] et indésirables», a écrit l’une des victimes.

«Je me suis sentie tellement dégoûtée de moi-même dans ma peau que je souhaitais m’arracher les cheveux», a-t-elle témoigné dans sa lettre, précisant que «c’est triste d’admettre que [les agressions] ce n’est pas quelque chose qui peut disparaître: ça s’est produit et ce sera toujours en moi.»

Sentence

Dans ce dossier la Couronne réclamait une peine de huit à neuf ans de détention alors que la défense pensait que trois ans et demi auraient été une peine appropriée.

Mais celui qui préside le tribunal a identifié beaucoup de facteurs aggravants, tels que le nombre de victimes, la durée et la fréquence des gestes criminels, le degré d’atteinte physique, un mauvais traitement des membres de sa famille, un abus de confiance et d’autorité, etc. Du côté des facteurs atténuants, il a été jugé que l’accusé a toujours été un actif pour la société.

Le juge Bertrand St-Arnaud a finalement tranché pour une peine globale de six ans d’emprisonnement.

Notons que le délinquant a porté en appel le verdict de culpabilité, puisqu’il croit avoir été victime d’une erreur policière.

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