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Montréal veut que le gouvernement pérennise les ressources en itinérance

Montréal veut que le gouvernement pérennise les ressources en itinérance
Photo d'Archives Agence QMI

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Alors que le printemps approche, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, demande que le gouvernement du Québec investisse pour pérenniser les ressources d’urgences qui ont été mises sur pied pour la période des grands froids. 

«Je souhaitais me joindre à mes collègues du milieu communautaire, pour demander: “Cher gouvernement, comment on s’assure de leur donner plus de prévisibilité, d’avoir un plan à long terme, et de sortir de la logique saisonnière?”», a expliqué Mme Plante.

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La mairesse a fait sa sortie publique mercredi, en compagnie de plusieurs acteurs du milieu communautaire. Son administration proposera une déclaration en ce sens lors du prochain conseil municipal.

Elle souhaite également que le gouvernement investisse davantage dans le développement de logements sociaux pour les personnes en situation d’itinérance, ainsi que dans les ressources en intervention sociale dans l’espace public.

La demande survient alors que la date du 31 mars, à laquelle prendra fin le plan des mesures hivernales du gouvernement, approche à grands pas. «C’est demain matin», a souligné la mairesse.

«Ce qu’on demande au gouvernement du Québec, c’est de pouvoir assurer des services, été comme hiver, et des refuges 24/7 pour les personnes autochtones et celles en situation d’itinérance», a résumé Mme Plante.

Un show de boucane

Du côté de l’opposition officielle, on dénonce un «show de boucane», estimant que la Ville ne propose rien de concret.

«Un gouvernement de proximité a le devoir d’agir, au moment où des situations se passent. Ce qu’on fait, encore une fois, c’est une présentation pour demander à Québec. Les demandes ne sont pas déjà faites?», s’est exclamé Benoît Langevin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de lutte à la pauvreté et à l’itinérance.

Il indique que des organismes avaient déjà interpellé la Ville à ce propos au cours de l’été, estimant que l’administration Plante intervient beaucoup trop tard et aurait dû être plus proactive.

«Année après année, hiver après hiver, on se retrouve dans le même film, où je sors pour dire que ça manque de planification. Pour moi, c’est le jour de la marmotte», a-t-il illustré.

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