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Que fera l’aspirante-policière promue avec son voile?

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La première aspirante-policière à être formée avec son hijab à l’École nationale de police du Québec à Nicolet, en Mauricie, ne pourra pas légalement exercer son métier au Québec en raison de la loi 21.

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Sondos Lamrhari a été promue avec la 228e cohorte le 28 janvier dernier.

Advenant son embauche dans un service de police québécois, elle aurait toujours le loisir d’accepter de retirer son voile durant ses heures de service.

Au moment où se profilait l’adoption de la loi en 2018, elle avait indiqué qu’elle souhaitait intégrer la police de Montréal ou celle de Laval une fois son diplôme obtenu.

La loi 21 interdit cependant à certains employés de l’État en autorité, comme les policiers, de porter un signe religieux pendant les heures de travail.

Cet empêchement ne prévalait toutefois pas à l’étape de la formation à l’École nationale de police du Québec. L’établissement lui a d’ailleurs fourni un modèle de voile sécuritaire.

Une des options de la future policière serait de se tourner vers un service de police ailleurs au Canada.

«À ce moment-là, le Québec pourrait se priver d’une personne qui a eu sa formation au Québec, quelqu’un qui a une compétence. Cette femme-là devrait peut-être aller pratiquer ailleurs. On sait qu’à la [Gendarmerie royale du Canada], il y a des gens qui portent des signes religieux», a commenté François Doré, policier à la retraite.

Sondos Lamrhari est native de la région de Montréal. Ses parents sont d’origine marocaine.