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Après 23 jours d’occupation à Ottawa: le party de la liberté est fini

Les manifestants ont offert peu de résistance aux policiers pour le plus grand bonheur des citoyens d’Ottawa

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La fête est terminée devant le Parlement à Ottawa. En seulement quelques heures, les policiers ont agressivement délogé le convoi qui occupait les lieux depuis 23 jours.

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La rencontre du mur de policiers avec la horde de manifestants a fait quelques étincelles samedi à Ottawa.
Photo AFP
La rencontre du mur de policiers avec la horde de manifestants a fait quelques étincelles samedi à Ottawa.

« Liberté, liberté, liberté », scandaient sans relâche les manifestants. Mais plus les policiers avançaient, plus les camionneurs désertaient en grand nombre. 

« Ils avancent, on recule. On n’est pas ici pour se battre, c’est pacifique », a assuré Adel Salhi, un Québécois de 37 ans.

« On vous aime », criaient certains aux policiers. « Venez du bon côté », les a-t-on implorés. D’autres hurlaient plutôt « honte à vous ».

Les camions toujours sur place ont vu leurs fenêtres fracassées. Les campements ont été démantelés, ainsi que la scène. Fini les concerts devant le parlement. 

Les assiégeants ont été complètement délogés de la rue Wellington, qui longe le parlement, une première depuis le début de la crise. 

Après leur départ, un large périmètre a été érigé à l’aide de grandes barrières par les forces de l’ordre pour les empêcher d’y retourner.  

Photo Antoine Lacroix

Photo AFP

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En début de soirée, la police d’Ottawa a déclaré avoir déployé des « armes à impact de moyenne portée (ARWEN) pour arrêter les actions violentes des manifestants ». Non létales, ces armes tirent des balles en caoutchouc.

Armes saisies

De plus, des enquêtes ont été lancées en lien avec la possession d’armes chez certains manifestants, a indiqué samedi en point de presse le chef intérimaire, Steve Bell. Aucun chiffre n’a été donné et la nature des armes saisies n’a pas été dévoilée.

« Si vous êtes impliqués dans cette manifestation, nous allons activement vous identifier et faire des suivis menant à des sanctions financières et des accusations criminelles », a-t-il lancé sans détour.

Malgré la forte présence policière, des parents ont à nouveau amené leur enfant, samedi, s’exposant à des amendes salées.

Et en dépit des revers, les manifestants étaient nombreux à jurer que ce n’était pas la fin et qu’ils reviendraient.

En fin de soirée, seule une poignée d’entre eux festoyait dans les rues d’Ottawa, bière et joint à la main et sous haute surveillance.

Photo AFP

Les résidents du centre-ville, eux, étaient ravis de l’avancée policière. Ils n’en pouvaient plus du bruit et de la présence des camions. Des dizaines de commerces sont aussi fermés depuis plusieurs jours en raison de l’occupation.

– Avec Antoine Lacroix, Anne-Sophie Poiré, Guillaume St-Pierre, Anne Caroline Desplanques et Raphaël Pirro


La police d’Ottawa indique avoir remorqué 53 véhicules et arrêté 170 personnes.

Photo AFP

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