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Journaliste bousculé: ça suffit!

Journaliste bousculé: ça suffit!
Photo tirée de Twitter, Elisabeth Fleury

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Des voies de fait, c’est déjà un crime grave. Des voies de fait contre un journaliste ou un travailleur de la presse, c’est encore plus grave. C’est un crime contre tous, contre notre société libre et démocratique.  

Le journaliste Raymond Fillion a été poussé dans le dos violemment hier par un manifestant. Ce genre d’individu doit être poursuivi en justice pour dénoncer ce geste inacceptable. La nécessité de dénoncer est si persistante que l’incarcération sera la seule peine qui convienne pour exprimer la réprobation de la société, comme un juge l’a déjà déclaré dans un jugement concernant un autre dossier de violence vis-à-vis des médias. 

En effet, s’en prendre à un individu est un crime grave. Les tribunaux sanctionnent régulièrement des personnes qui commettent des agressions contre une autre personne. Commettre une agression contre un journaliste, qui représente les médias, à une heure de grande écoute est un crime encore plus grave dans une société démocratique. C’est une attaque directe faite à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, qui est un fondement important de notre société.

Les journalistes et les travailleurs des médias doivent pouvoir faire leur travail essentiel pour notre démocratie en toute sécurité. Dans un environnement exempt de la peur de représailles.

Nous devons retrouver cet individu et il doit être poursuivi en justice. Je vous invite d’ailleurs à partager sa photo afin que les policiers puissent le retrouver. L’exemple doit être donné pour que ce genre de comportement, qui a pris de l’ampleur durant la pandémie, cesse immédiatement. Ça suffit!

Le législateur, les procureurs et les juges ont sévi dans d’autres domaines où l'on se rendait compte qu’on devait être plus sévère pour éviter la perpétration de crimes qui étaient hautement nuisibles à notre société. Pensons à l’alcool au volant, problème pour lequel on a pris la décision collective de serrer la vis. Il est temps ici qu’un message clair soit envoyé à la population. L’intimidation envers les médias ne sera tolérée d’aucune façon, et les conséquences contre les individus qui osent commettre ce genre de geste seront très sévères.

Cet homme a commis un crime en vertu du Code criminel et voici l’infraction commise:

Voies de fait

• 265 (1) Commet des voies de fait, ou se livre à une attaque ou une agression, quiconque, selon le cas:

a) d’une manière intentionnelle, emploie la force, directement ou indirectement, contre une autre personne sans son consentement;

Cet individu, en commettant ce crime, peut encourir une peine de cinq ans d’emprisonnement. Le fait qu’il ait attaqué un média, un journaliste en l’occurrence, sera considéré comme une circonstance aggravante qui augmentera la sévérité de la peine qui lui sera infligée s’il est reconnu coupable.

Le fait que le crime ait été capté par la caméra constituera une preuve accablante contre l’individu. Difficile de plaider que le geste n’était pas intentionnel, ce qui pourrait constituer une défense, lorsqu’on constate clairement l’animosité du prévenu dans la vidéo. Un juge ne serait pas dupe, à mon avis.

L’impunité n’a pas sa place ici. Le crime a été commis volontairement, à la vue de tous, durant les nouvelles en direct. Il s’agit ici d’une tentative d’intimidation générale, d’un bâillon. Le but de la peine éventuelle infligée à cet homme serait de le punir évidemment pour son geste, mais surtout de donner l’exemple, de dissuader toute autre personne de tenter de s’attaquer aux médias. 

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