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La noyade programmée du Québec français

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Photo AFP Évidemment, tout ce que le Québec compte de marchands du temple déguisés en vaillants entrepreneurs subventionnés réclamera que nous allions chercher notre « juste part ». Sur la photo, le ministre de l’immigration Sean Fraser en octobre.

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Le siège d’Ottawa a fait ombrage à une nouvelle cruciale passée inaperçue.

Auparavant, une courte mise en contexte.

De tous les pays du G7, le Canada est de loin celui qui reçoit le plus d’immigrants.

Le nombre accueilli par le Québec est inférieur à son pourcentage de la population canadienne, mais reste proportionnellement très supérieur à celui de l’immense majorité des pays.

  • Écoutez l'édito de Joseph Facal à l'émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 8 h via QUB radio :

Toujours plus !

Le nombre d’immigrants arrivés au Canada au cours des trois dernières années était déjà un record historique.

Ce n’est pas encore assez. Le gouvernement Trudeau appuie de nouveau sur l’accélérateur.

On en veut 431 000 cette année, 447 000 l’an prochain, et 451 000 en 2024. Des chiffres sans précédent.

Le Devoir coiffait la nouvelle d’un titre qui dit tout sur sa nouvelle orientation idéologique : des cibles migratoires... « plus ambitieuses ».

Le ministre fédéral de l’Immigration, Sean Fraser, admettait suavement que ses objectifs étaient « audacieux » et posaient des « défis sans précédent ».

Il y a en effet 1,8 million de dossiers en retard de traitement, pour ne rien dire des demandeurs d’asile, de la reprise du flot humain empruntant le chemin Roxham, etc.

Remarquez que l’homme est cohérent avec lui-même. En décembre, il disait vouloir que son gouvernement soit le plus ambitieux de tous les temps.

Oui, Sean Fraser, on parle bien de ce ministre fédéral de l’Immigration... qui ne parle pas un mot de français.

Évidemment, tout ce que le Québec compte de marchands du temple déguisés en vaillants entrepreneurs subventionnés réclamera que nous allions chercher notre « juste part ».

Quand on veut du « cheap labour », il faut un discours vertueux pour l’enrober.

Le Québec ne francise pas les immigrants qu’il reçoit déjà, mais nos patrons apatrides en demanderont encore plus. 

On a envie d’entonner le Minuit, chrétiens ! : « Peuple, à genoux, attends ta délivrance ! »

Forcément, cela réduira encore le poids démographique du Québec français au Canada, et donc son influence politique.

L’objectif fédéral d’immigration francophone dans le reste du Canada, lui, a encore été raté, comme c’est le cas depuis des années.

Évidemment, chaque fois qu’on critique les politiques d’immigration, il se trouve un crétin pour nous ramener René Lévesque.

Jamais, dira cet imbécile, le grand Lévesque, aujourd’hui canonisé, aurait tenu des propos aussi « fermés ».

Foutaises ! Fumisterie ! On ne faisait pas le malin avec Lévesque au sujet de l’immigration, lui qui disait : 

« On s’est donné un ministère de l’Immigration. L’autre, à Ottawa, pour lequel on paye, y a le droit de continuer à nous noyer, c’est lui qui a le pouvoir. Mais on en a un à Québec pour enregistrer la noyade. »

Tragique

La solution des souverainistes est connue : le monde est plein de petits pays dont la langue n’est pas menacée parce qu’ils contrôlent leur immigration.

Les fédéralistes québécois – Legault, Anglade, Duhaime – et le faux souverainiste Nadeau-Dubois proposent quoi, eux ?

Notre peuple, lui, ne voit qu’à court terme. C’est tragique.

Je prends une pause et vous reviendrai le 3 mars.

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