/news/coronavirus
Navigation

Un impact «moins pire» qu’anticipé dans les restos

Les commerces du centre-ville épargnés par le rassemblement

FD-
Photo Agence QMI, René Leclerc Les milliers de manifestants ont pris d’assaut le secteur de la colline Parlementaire samedi, peu avant midi.

Coup d'oeil sur cet article

Des restaurateurs du centre-ville de Québec estiment que cette seconde fin de semaine de manifestations a eu beaucoup moins d’impact sur leurs activités qu’il y a 14 jours.

• À lire aussi: [EN IMAGES] «Convoi de la liberté»: des milliers de gens devant l'Assemblée nationale

• À lire aussi: «Convoi de la liberté»: un autre samedi de manifestations à travers le pays

« En fin de semaine on a eu beaucoup moins d’annulations qu’il y a deux semaines. Les clients savent plus à quoi s’attendre : la dernière fois, les gens étaient un peu dans la peur », a fait remarquer la gérante du Cochon Dingue sur la rue Saint-Jean, Josée Rhéaume. 

Elle note également une augmentation des commandes pour emporter, ce qui pourrait être en cohérence avec les clients qui ne possèdent pas de passeport vaccinal, selon elle.

« C’est complet du côté du pub St-Alexandre [pour vendredi et samedi], et ici [chez Murphy’s] il reste de la place. Si je me fie à il y a deux semaines, ça nous avait amené beaucoup de monde », a affirmé pour sa part une gestionnaire des deux établissement qui a préféré taire son nom.

Le pub Chez Murphy’s, sur la rue Saint-Jean, qui avait accueilli «beaucoup de monde» il y a deux semaines, lors de la première manifestation.
Photo Marie-Pier Roy
Le pub Chez Murphy’s, sur la rue Saint-Jean, qui avait accueilli «beaucoup de monde» il y a deux semaines, lors de la première manifestation.

Mais les déplacements restent difficiles pour se rendre en ville et les employés « sont en retard ». Les clients sont toutefois au rendez-vous, et les manifestants rentrent « se réchauffer » après leur journée à l’extérieur. 

Cas isolés

« Des fois, on demande les passeports, et c’est compliqué, c’est des soupirs. Mais à 95 %, les gens le respectent », constate-t-elle.

À l’angle de la rue Saint-Jean et de l’avenue Honoré-Mercier, la Brûlerie St-Jean a été témoin des bruits de klaxon il y a deux semaines.

« Aujourd’hui, c’est pas si pire du côté du son, comparé à il y a deux semaines avec le klaxonnage, c’était l’enfer », affirme une employée qui a préféré garder son identité anonyme. 

Elle raconte avoir vu, samedi, certains clients, qui ont contesté la vérification du passeport vaccinal pour manger à l’intérieur. L’employée et ses collègues ont notamment été « pointés du doigt » et traités de « nazis » pour avoir demandé le passeport. 

« Autant il y a des gens qui n’ont pas le passeport qui comprennent et qui prennent leur commande pour emporter, mais il y en a qui s’en foutent bien raide. »

Quartier Montcalm

Du côté du Blaxton, sur l’avenue Cartier, Manon Couturier, la directrice des opérations des franchises de Québec, ne note pas de différence sur les réservations, puisque la clientèle régulière demeure dans le quartier Montcalm.

« Le nombre de réservations est le même et il n’y a pas d’annulations à date. Mais un client venant par exemple de Charlesbourg peut y penser deux fois avant de monter en ville », a-t-elle expliqué.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.