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Le «party» est fini à Ottawa

Le «party» est fini à Ottawa
Capture d'écran LCN

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Le centre-ville d’Ottawa retrouvait peu à peu son calme habituel, dimanche, après plus de trois semaines d’occupation et deux jours d’opération policière pour déloger les manifestants, qui se sont soldés par près de 200 arrestations. 

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En ce 24e jour depuis l’arrivée du «convoi de la liberté» à Ottawa, il ne restait seulement qu’un petit groupe de manifestants dans le stationnement du stade de baseball près du chemin Coventry, en matinée dimanche.

Autrement, le reste de la ville était libéré des manifestants qui l’occupaient depuis le 29 janvier. Malgré tout, la police maintenait dimanche ses interdictions de circuler au centre-ville et continuait à arrêter les gens qui franchissaient ses barrages.

«Nous continuons à maintenir une présence policière dans et autour de la zone de la manifestation illégale. Nous utilisons des clôtures pour nous assurer que le terrain regagné n'est pas perdu», a précisé la police.

Cela dit, signe que la tension était bien moins grande après deux jours d’opération policière, d’arrestations et de bousculades entre agents et manifestants, les policiers avaient délaissé leur tenue antiémeute dimanche matin.

Nouvelles arrestations

Par ailleurs, la police a affirmé en matinée être maintenant rendue à 191 arrestations de manifestants. De plus, 57 véhicules ont été remorqués, tandis que ceux qui obstruaient les rues Kent et Bay Street ont été dégagés.

Du nombre, 103 personnes ont été accusées, majoritairement pour méfait et/ou obstruction du travail de la police. Quatre-vingt-neuf de ces manifestants ont été libérés par la suite sous certaines conditions, notamment celle de ne pas retourner manifester.

Parmi les manifestants arrêtés, on retrouve un autre leader du convoi, «Freedom George», qui doit comparaître dimanche pour répondre à cinq chefs d’accusation.

«Si vous participez à cette manifestation, nous allons chercher à vous identifier et faire suite avec des sanctions financières et des accusations criminelles», a d’ailleurs réitéré la police d’Ottawa dimanche matin en cherchant à décourager les derniers irréductibles.

Nouveau rassemblement

Malgré tout, un noyau dur de manifestants cherchait à s’organiser pour se rassembler hors de la capitale

«Ce n'est pas fini, on n'est pas partis, on se relocalise, tout le monde est encore là», a notamment affirmé un manifestant à l’équipe de TVA Nouvelles.

En après-midi, des dizaines de camionneurs et leurs partisans avaient convergé vers le relais routier Herb’s de Vankleek Hill, situé à 1 h de route à l’est d’Ottawa, tout près de la frontière avec le Québec.

L’endroit occupé par près d’une centaine de personnes était déjà surveillé de près par les policiers en début d’après-midi, a pu constater TVA Nouvelles sur les lieux.

Ceux-ci se trouvaient sous le coup d’une forte pression policière. En après-midi, la police d’Ottawa a remis des avis rendant la vie pratiquement impossible à ces derniers, avis leur interdisant par exemple de dresser des tentes, d’allumer des feux, de se servir d'un réchaud ou même d’utiliser des toilettes portatives.

Autrement, le reste de la ville a été libéré des manifestants qui l’occupaient depuis le 29 janvier.

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