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Les effets positifs de la crise

Les effets positifs de la crise
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Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, les prix à la consommation n’ont cessé de grimper et on se demande quand cette folle escalade va s’arrêter. 

Tous s’entendent pour dire que les prix doivent se stabiliser au plus vite. Et tous voudraient que la vie reprenne son cours d’avant la pandémie. Mais les choses ont trop changé entre-temps pour qu’on revienne à « la normalité ». 

L’économie mondiale a connu sa pire récession en 100 ans, nous prévient le professeur des HEC Jacques Nantel, qui propose, dans cet ouvrage optimiste, de prévoir les changements que notre société vivra au cours des prochaines années, en tirant profit du drame que nous vivons aujourd’hui. 

Au Canada, poursuit Nantel, le gouvernement s’est endetté comme jamais auparavant en injectant 600 milliards $ pour relancer l’activité économique, faisant passer la dette fédérale de 721 milliards $ à 1234 milliards $ (51,2 % du PIB), tandis que l’inflation atteint le taux peu enviable de 6 %. Nos hôpitaux sont débordés et le personnel soignant est à bout de souffle. Avant l’arrivée de nouveaux variants, plus de 5 millions d’humains avaient déjà perdu la vie en raison de la pandémie. Tout cela sur fond de réchauffement climatique.

Consommation

Qu’en sera-t-il de nos vies lorsque la pandémie ne sera plus qu’un mauvais souvenir ? se demande Nantel. 

Assiégés par la dette énorme, l’inflation galopante et une hausse probable des taux d’intérêt, il nous faut changer nos modes de consommation, conclut-il. Et le commerce électronique fait partie de ces changements nécessaires que la pandémie est venue accélérer. Ainsi, en 2020, le commerce en ligne a connu une hausse de 75 %, et « on prévoit qu’en 2025, ce sera 18 % de notre consommation qui passera par le Web ». 

Nantel observe que malgré l’aide spéciale d’Ottawa pendant la pandémie, avec le programme de la PCU, les citoyens n’ont pas augmenté leurs dépenses, mais ont joué de prudence en abaissant leur taux d’endettement et en augmentant leurs épargnes. 

La pandémie a eu d’autres effets positifs, nous apprend Nantel. Ainsi, nous sommes désormais plus conscients de la nécessité de l’achat local. Pour des raisons écologiques, bien sûr, mais aussi pour affirmer notre nationalisme ou par désir d’encourager les producteurs et distributeurs d’ici.

Travail

Le télétravail, fortement encouragé pendant la pandémie, est aussi à ranger dans les effets positifs. Aussi bien les patrons que les employés y ont trouvé leur compte, réduisant chez les uns leurs frais de bureaux et chez les autres, leurs frais de déplacement. Le télétravail représente « possiblement la plus grande avancée en matière de conciliation famille-travail à laquelle on ait assisté depuis la mise en place d’un système des garderies publiques en 1997 ». Et en réduisant sensiblement les déplacements en voiture, il a contribué tout aussi sensiblement à une réduction des émissions de carbone. D’autres effets positifs. Ainsi, la télémédecine, peu utilisée avant la pandémie, a connu un essor évident. Même phénomène avec la téléformation. 

En éducation, la mise en place des MOOCs (Massive Online Open Courses ou Offre massive de cours ouverts à tous, offerts en ligne) révolutionnerait l’enseignement universitaire et permettrait une réduction considérable des coûts de fonctionnement des universités. Dans ce dernier domaine, un retour « à la normale » n’est pas souhaitable, conclut Nantel. 

Bien sûr, les riches ont profité de la crise pour s’en mettre plein les poches. Le malheur des uns fait le bonheur de ce 1 % qui contrôle 90 % de la richesse de la planète, mais ça, c’est une autre histoire. 

N’empêche, par son optimisme et ses explications claires, cet ouvrage apportera un baume aux plaies occasionnées par la COVID-19.

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