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Un champagne sans bulles

Simon Kean
Photo courtoisie, EOTTM, Vincent Ethier Simon Kean a malmené Shawndell Terrell Winters en l’envoyant au tapis, samedi soir, au Casino de Montréal.

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Ç’aura été une bonne soirée de boxe. Même le premier combat entre Leila Beaudoin et Monica Selene Alcala a fourni son lot de bons moments. Plus excitant que certains combats de Marie-Ève Dicaire, même si on parlait d’un lever de rideau.

Mais une soirée à huis clos, quand on offre Arslanbek Makhmudov dans une finale qui coûte plus de 200 000 $, c’est comme une flûte de champagne flat. Pas de bulles. On entend de bons coups, on voit de beaux échanges, mais l’énergie de la foule n’est pas là pour transporter les boxeurs et les amateurs.

Maudite pandémie qui aura fait si mal à tant de personnes et d’activités qu’on aime.

UN BON SPECTACLE À LA TÉLÉ

Heureusement, la télé a fait un très bon travail pour qu’on arrive à savourer de la bonne boxe bien servie par des athlètes courageux.

Les extraits de documentaires et les entrevues menées par Nicolas Martineau et Mathieu Casavant ont très bien fait passer les minutes entre deux combats. 

On a revu des moments forts des 10 ans de Eye of the Tiger Management, et surtout, en allant visiter Arslanbek Makhmudov au gym de Marc Ramsay en compagnie de Dave Morissette, on a continué à « humaniser » le géant russe. 

Déjà qu’il est hyper sympathique et doté d’un beau sens de l’humour, ce genre de moments plus légers donne de bons résultats.

Simon Kean a été sans pitié pour son rival Shawndell Terrell Winters. Il lui a passé le K.-O. au neuvième assaut.

La tension générée par les poids lourds fait oublier le huis clos. La boxe retrouve son électricité intrinsèque. Ce qui en fait un sport fabuleux.

On se dit alors qu’il y a de l’espoir. Qu’à un moment donné, une soirée de boxe va juste être une occasion en or d’avoir du plaisir.

Comme ça devrait être. 

LE GRAND COUNTRY CLUB 

Tout le monde parle du country club qui dirige maintenant le Canadien. La clique de Jeff Gorton, une clique des Rangers et du Lightning.

Ça ne me scandalise pas trop. Les plus grandes équipes de l’histoire du Canadien ont été bâties par des country clubs. Même qu’à un moment donné de son histoire, le country club de Sam Pollock dirigeait les meilleures équipes de la LNH !

Et avant, c’était le country club de Frank Selke.

Facile à suivre. Pollock était entouré de génies du hockey comme Bill Torrey, de Montréal, et de Cliff Fletcher, de Verdun. À un moment donné, le Canadien affrontait les Islanders de New York, une des grandes dynasties des années 1980, dont le directeur général était Bill Torrey, un élève de Sam. À Atlanta, Fletcher était issu des Blues de Verdun et avait appris son hockey de Pollock avant de s’en aller à St. Louis et avec les Flames d’Atlanta.

MÊME LE PROF CARON

Le prof Caron travaillait avec le collège Saint-Laurent quand Pollock est allé le chercher. On connaît la suite, il est devenu directeur général des Blues de St. Louis.

Et je ne parle pas de Scotty Bowman, ni de Claude Ruel ou d’Eric Taylor. Encore moins de Serge Savard qui avait son propre country club avec Jacques Lemaire, Carol Vadnais, André Boudrias et d’autres de ses hommes de confiance.

C’est simple, un country club devient un facteur négatif dans une organisation quand la « chummerie » devient plus importante que la compétence. Mais ça, avec Vincent Lecavalier, Martin St-Louis et Kent Hughes, on ne peut pas le dire encore. Ce sont des hommes intelligents. Dans trois ans, on pourra porter un meilleur jugement.

En attendant, puisqu’on ne peut avoir Julien BriseBois, on va se contenter de Lecavalier et de St-Louis.

On verra ce que le country club va donner...

DANS LE CALEPIN

J’ai laissé traîner le beau livre sur la table du salon pendant quelques semaines. Puis, j’ai décidé d’y plonger un après-midi avant d’aller écrire. Un choc ! C’est phénoménal ce que l’auteur Michel Simard a fait. Un beau livre de table abondamment illustré à chaque page qui raconte toute l’histoire du hockey au Saguenay–Lac-Saint-Jean... incluant les Ouananiches de Roberval et les SS de Métabet-chouan. C’est un travail d’historien insensé. 

Tout le hockey junior y passe. Incluant une photo de Jean-Claude Tremblay avec le National de Port-Alfred. 

C’est le tome 2 que j’ai reçu... le tome 1 va sortir dans la prochaine année. Pourquoi le 2 avant le 1 ? Parce que l’éditeur a demandé à Justin de compter jusqu’à deux.

Gilles Courteau devrait confier à Michel Simard, qui vit à Québec, le mandat de faire le même travail pour la LHJMQ...

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