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Tamara Lich, la principale organisatrice du siège d'Ottawa, reste en prison

Elle est l’instigatrice de la campagne de sociofinancement

La justice a décidé de garder détenue Tamara Lich vu son risque de récidive.
Photo Agence QMI, Joël Lemay La justice a décidé de garder détenue Tamara Lich vu son risque de récidive.

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OTTAWA | La justice craint que la principale organisatrice du siège d’Ottawa, Tamara Lich, récidive, et la maintient donc en détention pour protéger le public.

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La juge Julie Bourgeois de la Cour de justice de l’Ontario a refusé mardi sa demande de libération sous caution en soulignant qu’il y avait « une forte possibilité » que l’accusée commette une autre infraction pénale si elle est libérée.

« Votre détention est nécessaire à la protection ou à la sécurité du public », a-t-elle tranché, indiquant qu’il s’agissait aussi de « maintenir la confiance dans l’administration de la justice ».

Arrêtée jeudi soir alors que débutait l’opération policière pour mettre un terme au siège de la capitale fédérale, Tamara Lich fait face à un chef d’accusation criminelle d’avoir conseillé à autrui de commettre un méfait. Elle passera de nouveau en cour en mars.  

  • Écoutez la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault tous les jours dès 13h05 sur QUB radio   

Lich est l’instigatrice de la campagne de sociofinancement qui a donné naissance au convoi. L’Albertaine de 49 ans est aussi depuis le premier jour le principal visage du mouvement.

Ex-travailleuse du secteur pétrolier, elle est une des fondatrices du Maverick Party, le parti séparatiste albertain, né du Wexit, qui réclame l’indépendance des provinces de l’Ouest.

Lich est aussi impliquée dans les Gilets jaunes et a été parmi les organisateurs d’une précédente tentative de paralyser Ottawa en camion, la manifestation United we Roll contre la taxe carbone, en 2019.

La justice a décidé de garder détenue Tamara Lich vu son risque de récidive.
Photo Twitter, Joe Warmington

Pat King doit attendre

Son complice Pat King comparaissait aussi mardi pour demander une libération sous caution. Mais le tribunal n’a pas tranché. Les parties devront se présenter à nouveau en cour vendredi.

King fait face à des accusations de méfait, d’avoir conseillé de désobéir à une ordonnance du tribunal, avoir conseillé de commettre des méfaits et avoir conseillé de commettre de l’obstruction au travail des policiers. 

Visage le plus vocal du convoi et aussi impliqué dans le Wexit, King a été arrêté vendredi sur la route alors qu’il quittait Ottawa pour se rendre à un point de rassemblement à l’extérieur de la ville.

La justice analyse la demande de libération sous caution de Pat King.
Photo d'archives, Francis Pilon
La justice analyse la demande de libération sous caution de Pat King.

Il s’est présenté en cour avec un survêtement à l’effigie d’Odin, une marque de vêtements de moto, mais aussi une référence aux Soldats d’Odin, une milice néonazie née en Finlande qui organise des chasses aux immigrants dans les rues.

Il était défendu par le même avocat qu’un complotiste ontarien bien connu, Chris Sky (Christopher Saccocia), qui a notamment menacé de mort le premier ministre de l’Ontario Doug Ford.

Dans la même veine, King a déclaré peu avant l’arrivée du convoi que « la seule façon » dont ceci va se terminer « c’est avec une balle dans la tête de Trudeau ».   

  • Ne ratez pas l'éditorial de Philippe-Vincent Foisy à LCN, tous les jours à 6h30, en direct sur QUB radio:   

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