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Huit ans de pénitencier pour un beau-père pédophile

Stasi-Gefängnis Hohenschönhausen
Photo Adobe Stock

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Un pédophile de Granby a été condamné à huit ans d’incarcération pour avoir abusé sexuellement de sa belle-fille durant huit années alors qu’elle n’avait que cinq ans au moment où les agressions ont commencé. 

De 2012 à 2020, le beau-père pédophile de 42 ans, dont on doit taire le nom afin de protéger l’identité de l’enfant, a agressé la fille de sa conjointe à de nombreuses reprises.

Le 13 juillet 2020, la mère de l’enfant part au travail. Mais elle revient à la maison vers 11 h 30 et découvre son conjoint dans le lit conjugal avec sa fille âgée de 13 ans. La femme se réfugie à l’extérieur avec son enfant et se rend au poste de police. Le délinquant sexuel est arrêté la journée même et est incarcéré depuis cette date.

Au moment de rendre la sentence, mercredi, au palais de justice de Granby, le juge de la Cour du Québec Serge Champoux a affirmé que dans ce dossier la «preuve [était] accablante et l’issue inévitable».

En outre, le prévenu a admis être passé au stade des relations sexuelles complètes sans protection avec sa belle-fille au début du confinement, soit vers la mi-mars 2020.

Distorsions cognitives

Selon le rapport sexologique cité par le juge, le délinquant entretient des «distorsions cognitives sérieuses et une compréhension [...] limitée de ses crimes». Le pédophile avait dit aux experts qui l’ont évalué que c’est l’enfant qui aurait initié les gestes d’agression, qui aurait «eu des gestes sexualisés à son endroit», a déclaré le magistrat.

L’accusé a d’ailleurs un antécédent criminel en pareille matière qui remonte à 1999. Il avait alors agressé une fille de 12 ans. Le rapport sexologique de l’époque dénotait déjà les mêmes distorsions cognitives, à savoir que la faute de ses crimes était imputable à l’enfant.

Facteurs aggravants

Celui qui préside le tribunal a noté, au chapitre des facteurs aggravants, «une très longue durée et de très nombreux gestes d’agression sexuelle [...]», ajoutant que «l’accusé était pour elle une figure parentale et qu’il avait l’obligation de la protéger».

Le juge Champoux a souligné que les relations sexuelles complètes non protégées ainsi que le bas âge auquel les agressions ont débuté figuraient aussi parmi les facteurs aggravants. Le plaidoyer de culpabilité, les remords et une ouverture à la thérapie constituent les facteurs atténuants.

Dans ce dossier, la Couronne réclamait de 10 à 12 ans de détention alors que la défense en voulait de six à sept. Le juge Champoux a finalement tranché pour huit ans de pénitencier.

En plus de la sentence d’incarcération, le pédophile sera inscrit à perpétuité au registre des délinquants sexuels et devra fournir un échantillon d’ADN.

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