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La Caisse se retire complètement de la Russie

Le président et chef de la direction, Charles Emond
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Le président et chef de la direction, Charles Emond

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On ne risque pas de retrouver des entreprises russes dans le portefeuille de la Caisse de dépôt et placement du Québec de sitôt. Le grand patron, Charles Emond, a confirmé son intention de se retirer complètement du pays de Vladimir Poutine.

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« Il n’y a pas d’intérêt à investir directement et à s’exposer aux stratégies par rapport à la Russie », a souligné M. Emond, en marge de la publication des résultats annuels. 

En décembre 2020, l’institution détenait notamment des participations dans le secteur énergétique russe (Gazprom, Rosneft) et dans le marché bancaire (Sberbank).  

Étant donné que la Caisse était actionnaire avant l’imposition des sanctions par le Canada suivant l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, le bas de laine avait pu les conserver dans son portefeuille. 

Déjà très avancée

Mais tout récemment, la Caisse « a vendu toutes ses positions dans les entreprises sanctionnées ». 

« On a décidé de vendre les titres sanctionnés, peu importe, c’est notre position comme institution », a souligné M. Emond. 

Mais ce dernier affirme qu’il est difficile de ne pas s’exposer à la Russie, car plusieurs indices internationaux comprennent des entreprises russes. 

« On est très actif pour même corriger cette situation-là et extraire la Russie de ces composantes. Il y a des équipes mobilisées importantes pour régler cela en quelques semaines », a-t-il affirmé. 

La guerre en Ukraine risque toutefois de compliquer la vie des gestionnaires de la Caisse lors de la prochaine année. 

« Il y a une pandémie qui n’est pas finie et on se rajoute peut-être un conflit assez important en Europe », a souligné M. Emond en entrevue. 

Le ministre Girard inquiet

Hausse du prix du baril de pétrole, impact sur l’inflation, mouvements boursiers et volatilité, le contexte mondial inquiète également le ministre des Finances, Eric Girard. 

« C’est certain que les développements, dans les dernières heures, sont préoccupants », a-t-il commenté.

« Étant donné que la Russie est un producteur important d’énergie, bien ça augmente les prix de l’énergie, ça crée de l’inflation et ça pourrait ralentir l’économie mondiale », a prédit le ministre Girard. 

– Avec Marc-André Gagnon et Sylvain Larocque

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