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Ukraine: Zelensky dit avoir discuté avec Biden de sanctions et d’aide militaire

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KIEV | Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit vendredi avoir discuté avec son homologue américain Joe Biden de sanctions contre Moscou et d’une «aide concrète» aux forces de Kiev, confrontées à une invasion de la Russie. 

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«Le renforcement des sanctions, une aide concrète à la défense et une coalition anti-guerre viennent d’être discutés avec» Joe Biden, a écrit M. Zelensky sur Twitter, se disant reconnaissant du soutien américain à son pays.

Plus de détails suivront.

Biden sous pression de toutes parts pour riposter plus fermement à Moscou  

Chris Kleponis - Pool via CNP / MEGA

Joe Biden était sous pression de toutes parts vendredi pour muscler sa riposte face à l’avancée éclair des forces russes en Ukraine, convoquant une réunion d’urgence avec des membres de l’OTAN. 

Le dirigeant américain a rencontré «les autres chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN lors d’un sommet virtuel extraordinaire pour discuter de la situation sécuritaire en Ukraine et dans les environs», a déclaré la présidence.

Le locataire de la Maison-Blanche, qui a durant des semaines tenté de mener une réponse occidentale unie face aux manœuvres de la Russie, a conduit cette réunion depuis la «Situation Room», la salle ultra-sécurisée d’où l’exécutif américain pilote les interventions militaires sensibles. La presse n’y a pas accès.

«Paria»

Le président a déjà promis de porter un coup terrible à la finance comme à l’économie de la Russie et de reléguer Vladimir Poutine au rang de «paria» sur la scène international

Mais plusieurs pays membres de l’OTAN ont émis vendredi le souhait d’aller plus loin dans la réponse contre Moscou, au moment où les combats ont déjà gagné la capitale ukrainienne Kiev.

Le premier ministre britannique Boris Johnson et les pays baltes ont estimé que «plus de sanctions» contre Moscou, visant notamment «l’entourage proche» de Vladimir Poutine, étaient nécessaires.

Berlin a aussi annoncé l’intention de Bruxelles de «sévèrement sanctionner» le président russe et son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Interrogé jeudi sur pourquoi il n’avait pas lui-même franchi ce pas après avoir assuré il y a dix jours que toutes les sanctions «étaient prêtes» en cas d’invasion, Joe Biden a botté en touche.

Swift

En plus d’appeler à punir Vladimir Poutine, de nombreuses voix s’élèvent pour exclure la Russie du réseau interbancaire Swift, un rouage essentiel de la finance mondiale. C’est «une option» selon Joe Biden, mais que le président s’est pour l’instant refusé à prendre, soulignant que certains pays européens, comme l’Allemagne, s’y opposaient pour le moment.

Le ministre des Affaires étrangères ukrainien Dmytro Kuleba, qui avait rencontré Joe Biden au début de la semaine, a dit avoir souligné vendredi auprès de son homologue Antony Blinken «la nécessité d’utiliser toute l’influence des États-Unis sur certains pays européens hésitants afin d’exclure la Russie de Swift».

«Faire plus»

Aucune prise de parole sur la crise russo-ukrainienne n’était pour l’instant à l’agenda de Joe Biden vendredi.

Le président, qui souffre déjà d’une cote de popularité anémique, devra en revanche justifier sa position sur ce dossier auprès des Américains lors de son grand discours de politique générale au Congrès, prévu mardi soir.

Si les Américains, lassés par les guerres sans fin en Irak et Afghanistan, sont plutôt réticents à ce que les États-Unis jouent un rôle majeur dans le conflit russo-ukrainien, de nombreux élus, démocrates comme républicains, appellent M. Biden à hausser le ton.

«Nous pouvons et devons faire plus», a exhorté l’influent sénateur démocrate Bob Menendez, chef de la commission des Affaires étrangères du Sénat et proche du président.

Plusieurs élus conservateurs ont insinué que le retrait chaotique des États-Unis d’Afghanistan, orchestré par Joe Biden, avait fait office «d’invitation» aux dictateurs du monde entier à agir. 

«La seule langue que Poutine comprend est la fermeté», a affirmé le ténor conservateur Lindsey Graham, appelant à «poursuivre» le leader russe qu’il a qualifié de «criminel de guerre».

Dans les cercles les plus proches de Donald Trump, certains en ont profité pour émettre à nouveau des doutes sur la capacité de Joe Biden, président quasi octogénaire, à gouverner.

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