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Convoi de la liberté: Pat King reste derrière les barreaux

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OTTAWA | Pat King, l’organisateur le plus vocal du siège de la capitale fédérale, restera derrière les barreaux, car la justice a de fortes craintes qu’il récidive. 

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Sa demande de libération sous caution a été refusée vendredi après-midi.

Le juge de paix Andrew Seymour a statué que «la preuve fait le portrait de quelqu’un qui a clairement l’intention de continuer à protester et qui est indifférent aux conséquences».

King est accusé de méfait d’avoir conseillé de désobéir à une ordonnance du tribunal, d’avoir conseillé de commettre des méfaits et d’avoir conseillé de commettre de l’obstruction au travail des policiers.

Patrick King photographié ici à Ottawa durant le siège de la capitale fédérale.
Photo d'Archives, Francis Pilon
Patrick King photographié ici à Ottawa durant le siège de la capitale fédérale.

Le juge de paix Seymour a souligné que les offenses aux règles de droit qui lui sont reprochées sont «extraordinairement sérieuses et sans précédent» et qu’il risque une longue peine de prison. 

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Qui a peur du coronavirus

Son avocat Me Cal Rosemond tentait de convaincre la justice de le libérer en échange d’une caution de 50 000$.

Il plaidait notamment que son client, qui n’est pas vacciné contre la COVID-19, risque d’attraper et de répandre le coronavirus en prison et qu’il serait donc mieux pour la santé de tous qu’il attende son procès en liberté.

Mais le juge de paix Seymour a souligné l’ironie de la défense sachant que King nie l’existence même de la pandémie. Il prétend que les autorités sanitaires n’ont pas de preuves de l’existence de la COVID-19.

Le magistrat n’a pas non plus été impressionné que la défense propose comme garantie de bonne conduite de loger King chez une Albertaine qui l’a rencontré pendant le siège et qui a elle-même participé au financement du convoi.

C’est cette femme, Kerry Komix, qui offrait de verser la caution de King à même la valeur de sa maison et de se porter garante de lui jusqu’à son procès.

Arme à feu

La Couronne a présenté vendredi de nouveaux éléments sous la recommandation d’un policier de Calgary.

En 2016, alors qu'il était impliqué dans un dossier de menaces, King a été contraint de remettre à la police une arme enregistrée qu’il possédait. Mais deux jours plus tard, il s’est procuré une arme prohibée et l’a cachée à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Le procureur de la Couronne Moiz Karimjee s’est montré fort inquiet face à cette nouvelle information, sachant que King a indiqué que la seule façon d’en finir avec le siège était avec «une balle dans la tête de Trudeau».

Mais le juge de paix a refusé d’inclure cet élément présenté tardivement au dossier puisque l’Albertain ne fait pas, cette fois, face à des accusations impliquant une arme à feu ou des menaces de mort.

Lich en prison, Barber en camion

King a l’interdiction de communiquer avec les autres organisateurs du convoi, y compris Tamara Lich qui s’est elle aussi vu refuser sa demande de libération sous caution cette semaine.

Chris Barber, un autre organisateur, a par contre été libéré en échange de 100 000$ de caution. Il devait rentrer immédiatement chez lui en Saskatchewan et ne devait sous aucun prétexte participer à un autre rassemblement proconvoi.

À son arrivée à Swift Current, il a cependant été accueilli «en héros» par un rassemblement de camions et de partisans dans le stationnement d’un centre d’achat, d’après une vidéo qui circule sur Tiktok.

Les autres organisateurs, Tom Quiggin, Tom Marazzo, Benjamin Ditcher et Daniel Bulford, sont quant à eux en liberté.

407 enquêtes criminelles

À Ottawa, bien que le siège soit levé, le travail policier continue.

La police d’Ottawa mène actuellement 407 enquêtes criminelles «qui prendront des mois à résoudre», a indiqué le chef de police intérimaire Steve Bell.

En date du 21 février, la police municipale avait effectué 191 arrestations et 122 individus ont été inculpés sur la base de 393 chefs d’accusation.

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