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Électricité: pas la plus forte hausse en 10 ans

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : notre Bureau d’enquête, basé à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, nos journalistes et recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'ÉNONCÉ 

Déplorant les hausses du coût de la vie sur le portefeuille des Québécois, les oppositions ont pressé le gouvernement d’agir là où il le peut, soit en gelant les tarifs d’hydroélectricité. Ces derniers suivent désormais l’inflation depuis l’adoption du projet de loi 34 à l’automne 2019. Hydro-Québec a annoncé il y a quelques mois que les tarifs seront haussés de 2,6 % le 1er avril prochain.

Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral du Québec, a déclaré mardi lors de la période de questions que « le gouvernement [...] a pris une décision insensée qui fait en sorte qu’aujourd’hui on est en train de vivre la plus haute augmentation de tarifs d’hydroélectricité en presque 10 ans. »

LES FAITS

Dominique Anglade se trompe. Vérification faite, on dénombre deux hausses plus importantes que 2,6 % dans les 10 dernières années, soit de 4,27 % en 2014 et de 2,86 % en 2015. La hausse moyenne pendant cette période a été de 1,3 %.

Lors de l’adoption sous bâillon du projet de loi 34, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, affirmait que cela apporterait de la prévisibilité aux clients d’Hydro-Québec. 

De nombreux groupes s’étaient opposés à ce projet en commission parlementaire, notamment parce que maintenant la Régie de l’Énergie ne peut se prononcer sur les tarifs d’hydroélectricité qu’à tous les cinq ans au lieu de chaque année.

Marie Christine Trottier 

Le chiffre de la semaine : 9,13 millions $ 

C’est le montant qu’a payé Québec pour le développement du passeport vaccinal visant à contrôler la pandémie de COVID-19. C’est du moins ce qu’indiquent les détails d’un contrat publié le 18 février par le ministère de la Santé. 

C’est l’entreprise Akinox Solutions, de Lévis, qui a obtenu le contrat, octroyé de gré à gré, en vertu de l’urgence sanitaire. La technologie développée par Akinox consiste en une application mobile et un code QR confirmant une protection vaccinale adéquate contre la maladie. En vigueur depuis septembre 2021, le passeport vaccinal vise à limiter la propagation du virus causant la COVID-19 en restreignant l’accès aux gens non vaccinés à certains lieux publics. Au Québec, il est prévu que son application soit suspendue le 14 mars, sauf pour les voyages internationaux.

Pascal Dugas Bourdon

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