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Guerre en Ukraine: le Québec inc. aussi affecté

L’invasion de l’Ukraine suscite l’inquiétude de grands patrons d’entreprises d’ici

Couche-Tard  Russie
Photo tirée du site web de Couche-Tard La multinationale québécoise Alimentation Couche-Tard est présente en Russie depuis 2012. Elle y emploie plus de 320 personnes.

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L’invasion de l’Ukraine par la Russie et les conséquences économiques qui en découlent à l’échelle planétaire auront des répercussions sur le Québec inc., alors que plusieurs dirigeants se disent préoccupés par cette guerre.

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Même si la Russie ne représente pas un marché d’envergure pour l’économie québécoise, des entreprises d’ici y brassent tout de même des affaires, dont certaines depuis plusieurs années.

Alimentation Couche-Tard a pris racine en Russie en 2012, où il détient 38 magasins et plus de 320 employés. Pour le moment, la direction « n’a pas prévu de changements à ses opérations », mais elle dit « suivre la situation de près » et « soutenir les membres de son équipe » sur place.

L’entreprise lévisienne Honco, spécialisée dans la construction de bâtiments en acier, que ce soit pour le secteur minier, industriel, commercial ou pour des complexes sportifs, a également des clients en Russie. Les contrats concernent des stades de soccer, des arénas ou des installations pour des piscines.

« Nous avons des projets en discussion avec eux », a répondu au Journal le vice-président et directeur général, Francis Lacasse, préférant limiter ses commentaires. « Oui, la situation nous inquiète, on suit cela de près ».

Des plans bouleversés

Chez OpSens, dont la filiale OpSens Solutions a vendu quelques capteurs en Russie, la direction songe maintenant à revoir ses possibilités de croissance dans ce pays en raison de la situation géopolitique instable. 

Le président, Louis Laflamme, envisageait d’y réaliser une percée avec ses technologies dans le domaine de la cardiologie.

« Pour nous, cela n’a aucun impact à court terme, mais je dirais qu’à moyen terme, cela a une influence. On doit choisir où on va mettre nos efforts. [...] Lorsqu’on voit ça, nous ne sommes pas encouragés [à y investir] et nous regardons donc d’autres opportunités ailleurs », a confié l’homme d’affaires.

Jeudi, le Canada a annoncé plusieurs sanctions économiques contre la Russie en représailles aux attaques. Tous les permis d’exportation ont été suspendus, et ce, même pour les technologies liées à l’aérospatiale.

Bombardier avait déjà agi

Bombardier, qui vend des jets d’affaires en Russie, avait déjà pris la décision de ne plus faire « affaire avec toute personne ou entité sanctionnée ».

La direction a mentionné suivre l’évolution de la situation et être « attristée » et « préoccupée » par les pertes de vies humaines.

La multinationale québécoise, qui n’a aucune installation en Russie ou en Ukraine, n’a toutefois pas voulu dire si elle avait des contrats en cours. En moyenne, la Russie représente environ 6 % des revenus de fabrication de Bombardier.

Chez SNC-Lavalin, qui a des salariés en Russie et en Ukraine, la direction dit suivre de « très près l’évolution de la situation » et s’assurer « que les employés qui habitent ces pays obtiennent un accompagnement ». 

« Nos activités commerciales sont très limitées dans ces pays », a nuancé le porte-parole, Harold Fortin. 

Quelques compagnies d’ici actives en Russie 

BRP

Dans sa revue annuelle 2021, BRM a indiqué que la marque Lynx était « l’emblème du sport de la motoneige pour tous les passionnés de neige en Scandinavie et en Russie ».


CAE

« La Russie n’est pas un marché matériel pour nous et nous n’avons pas de présence sur place ».

- Pascale Alpha, responsable aux communications


BOMBARDIER

« Nous ne ferons pas des affaires avec toute personne ou entité sanctionnée. »

- Anna Cristofaro, responsable aux communications

Bombardier vend en moyenne des avions pour plus de 285 millions $ US (365 millions $ CAN) en Russie. 


OPSENS

« On suit toujours les directives du gouvernement du Canada et je ne pense pas qu’elles vont encourager les compagnies canadiennes à fournir des produits à ce pays à court terme »

- Le président Louis Laflamme


EXFO

« Nous sommes très préoccupés par la sécurité des Ukrainiens et continuons de suivre la situation de près ».

- Michelle O’Brodovich, responsable aux communications


SNC-LAVALIN

« Nous suivons de très près l’évolution de la situation et nous assurons que les employés qui habitent ces pays obtiennent un accompagnement qui répond à leurs besoins »

- Harold Fortin, responsable aux communications

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