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Un avocat tiré il y a 2 ans savait de qui l’attaque provenait

Un avocat tiré il y a 2 ans savait de qui l’attaque provenait
Photo d'Archives Agence QMI

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Un avocat qui s’est fait tirer à la porte de son domicile en mars 2020 n’avait aucun doute sur l’identité du commanditaire de cette attaque, a-t-il témoigné lundi, au procès des deux individus qui auraient tenté de l’exécuter.

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 « C’est Malo qui m’a tiré. C’est lui qui a envoyé des gens me tirer », a lancé lundi Me Nicholas Daudelin, en répétant ce qu’il avait aussitôt dit à sa conjointe, après l’attentat.

La victime, Me Nicholas Daudelin
Photo Pierre-Paul Poulin
La victime, Me Nicholas Daudelin

L’avocat civiliste a relaté les événements devant le tribunal alors que s’ouvrait le procès de Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye, 42 ans, et Daouda Dieng, 36 ans, au palais de justice de Longueuil. Ceux-ci sont entre autres accusés de tentative de meurtre.

Selon la théorie de la poursuite, ils auraient accepté d’exécuter le contrat à la demande de Jean-François Malo, un promoteur immobilier de 43 ans de Joliette.

Jean-François Malo
Photo courtoisie
Jean-François Malo

Cet homme d’affaires avait un litige de plusieurs millions de dollars avec le Mouvement Desjardins, que représentait Me Daudelin.

Regard insoutenable

Le soir du 26 mars 2020, les accusés se seraient rendus à Mont-Saint-Hilaire, en Montérégie, et l’un d’eux aurait sonné chez Me Daudelin. Méfiant qu’on se présente à sa porte en plein confinement, l’avocat de 34 ans a nié son identité.

Après avoir insisté pour que l’homme quitte sa propriété, Me Daudelin a vu surgir un deuxième homme devant lui.

« Son regard m’a glacé le sang. [J’étais] incapable de soutenir son regard. Et heureusement, c’est peut-être ça qui m’a sauvé la vie, [car] j’ai vu l’arme monter », a raconté l’avocat, qui s’est instantanément lancé pour se cacher.

La procureure de la Couronne, Me Marilyn L’Italien-Leblanc, a interrogé la victime lundi, lors de la première journée de procès au palais de justice de Longueuil.
Photo Pierre-Paul Poulin
La procureure de la Couronne, Me Marilyn L’Italien-Leblanc, a interrogé la victime lundi, lors de la première journée de procès au palais de justice de Longueuil.

Il a entendu deux détonations traverser la vitre de la porte et ressenti une douleur « incroyable » à la jambe.

Il a alors pressé sa conjointe d’appeler le 911, et de contacter ses collègues qui travaillaient aussi sur le dossier de Malo.

« Je voulais m’assurer qu’ils se mettent à l’abri. Je pensais à une attaque coordonnée », a-t-il affirmé, énumérant d’autres affaires dans lesquelles des gens auraient été victimes de représailles de la part du promoteur.

Aussi accusé dans cette affaire, Malo, dont l’avocat s’est récemment retiré du dossier, subira un procès séparé.


Le procès prévu pour dix semaines se poursuit mardi.

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