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Un immense convoi militaire russe de 60 km près de Kyiv

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Un impressionnant convoi militaire russe de plus de 60 km de long a atteint la périphérie de la capitale ukrainienne tard lundi soir, alors que les bombardements et les tirs se sont intensifiés en journée. 

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Véhicules blindés, chars d’assaut, artillerie lourde : un convoi militaire approchait dangereusement du centre de Kyiv lundi soir. Par ailleurs, une deuxième vague de soldats russes était attendue dans la capitale ukrainienne, rapportait CNN en soirée. Une stratégie pour vaincre la résistance par la seule force du nombre. 

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La ville se préparait au pire tandis que les habitants ont été appelés à se réfugier dans leurs sous-sols ou dans leurs abris anti-bombes pour la nuit.

« Ce soir [lundi] sera à nouveau difficile », a indiqué le maire de la ville, Vitali Klitschko, dans un communiqué rapporté par le New York Times.

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La Russie a semblé avoir changé de cible lundi en bombardant violemment des quartiers résidentiels, dont la deuxième ville du pays, Kharkiv. Au moins 11 civils ont perdu la vie, selon les autorités régionales. Des écoles et des maisons ont été touchés. Cette offensive a été qualifiée de crime de guerre par le président Volodymyr Zelensky.

« Les Russes tapent très fort et de manière de plus en plus indiscriminée », a indiqué une source militaire occidentale. 

Démotiver les ukrainiens

Auparavant, « les cibles visées étaient stratégiques. Des cibles militaires, des dépôts de carburant, etc., dans le but de paralyser l’armée ukrainienne. [Depuis lundi] il ne s’agit plus d’immobiliser l’armée, on passe à autre chose [en visant les civils] », précise Benjamin Deruelle, professeur d’histoire à l’UQAM.

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Cela pourrait faire partie des stratégies russes pour démotiver les Ukrainiens à se battre, puisqu’ils sont nombreux à répondre avec vigueur à l’appel du président ukrainien à prendre les armes. 

D’ailleurs, c’est ce qui semble avoir mis des bâtons dans les roues à la Russie, qui espérait une guerre rapide avec une reddition de l’Ukraine en quelques jours, ajoute le directeur du Groupe de recherche en histoire de la guerre.

Un imposant convoi russe de plus de 60 km à Ivankiv, au nord-ouest de Kyiv.
Photo AFP
Un imposant convoi russe de plus de 60 km à Ivankiv, au nord-ouest de Kyiv.

« Le risque pour l’armée russe, c’est de s’enliser dans une guerre urbaine, avec des francs-tireurs qui sont armés et qui font beaucoup de dégâts », indique-t-il. 

Les Ukrainiens de tous âges sont mis à contribution pour aider à l’effort de guerre.

Les délégations russe et ukrainienne qui se rencontraient au Bélarus lundi pour la première fois sont rentrées après avoir convenu d’un deuxième tour de pourparlers.

Ce sont essentiellement les victoires et les défaites sur le terrain dans les prochains jours qui donneront des munitions aux deux pays pour négocier, poursuit M. Deruelle. 

Une école de Kharkiv, deuxième ville en importance en Ukraine, a été complètement détruite hier par les tirs russes.
Photo AFP
Une école de Kharkiv, deuxième ville en importance en Ukraine, a été complètement détruite hier par les tirs russes.

« La Russie n’a pas encore engagé toutes ses forces dans le combat [...] Si Vladimir Poutine fait tomber la capitale ukrainienne, c’est sûr que ça renforce sa position dans les négociations », croit-il. 

Sauf que les sanctions économiques qui continuent de pleuvoir sur Moscou pourraient venir brouiller les cartes.

Plus de sanctions à venir

D’ailleurs, d’autres sanctions seront prises, car « l’urgence est de relever le coût de la guerre pour le président Poutine », a indiqué la présidence française, après un appel vidéo regroupant une dizaine de dirigeants européens, ainsi que des représentants de l’UE et de l’OTAN.

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Car le danger pour la Russie, c’est « que la guerre s’éternise et que l’économie russe en pâtisse », poursuit le professeur. 

Jusqu’à présent, l’Ukraine fait état de 352 civils tués et 2040 blessés depuis jeudi et affirme que 4500 soldats russes ont péri au combat. La Russie, elle, refuse de divulguer ses chiffres. 

– Avec Laurent Lavoie et l’AFP

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