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Crise en Ukraine: le Canada doit répondre avec force

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Photo courtoisie, CPAC

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Nous traversons une crise mondiale : la Russie a envahi illégalement l’Ukraine, après avoir menacé de le faire pendant des années. Et cela a choqué le monde entier.

Vladimir Poutine a violé nos principes démocratiques et le monde doit réagir avec force et avec des mesures concrètes. La rhétorique et les gestes symboliques ne suffisent plus.

J’ai eu l’honneur de servir un gouvernement qui a tenu tête à Poutine. Sous la direction du premier ministre Stephen Harper, le soutien de l’Ukraine était une pierre angulaire de la politique étrangère du Canada. Nous avons réagi fermement à l’annexion de la Crimée par la Russie et avons œuvré pour l’exclure du G8.

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Le gouvernement libéral n’adopte pas la même approche. Le gouvernement ukrainien demande depuis des années au Canada de lui fournir des armes pour renforcer ses capacités défensives. Cette demande a été rejetée jusqu’à l’aube de l’invasion. Même à ce moment-là, les armes antichars, pour lesquelles le besoin était urgent, auraient été retirées de la cargaison.

Tragédie

La tragédie qui se déroule aujourd’hui en Ukraine est le résultat de l’échec de la politique occidentale – et le Canada est complice. Nous avons une obligation morale d’agir. Pour atténuer les dommages de cette tragédie et tenter d’empêcher qu’elle ne se reproduise, le Canada doit prendre les mesures suivantes : 

  • Nous devons fournir une aide urgente pour la crise humanitaire qui se produit en Ukraine. Nous devons mobiliser nos moyens militaires de transport aérien pour acheminer toute l’aide que nous pouvons. Nous devons également ouvrir nos portes à ceux qui fuient ce conflit, comme nous l’avons toujours fait. 
  • Nous devons imposer des sanctions punitives contre la Russie et y arrêter toutes les exportations de technologies occidentales. Les mêmes conséquences doivent s’appliquer à la Biélorussie. 
  • Nous devons expulser l’ambassadeur au Canada, rappeler l’ambassadeur du Canada à Moscou et retirer la licence de diffusion de Russia Today. 
  • Le Canada doit parler en position de force. Nos capacités de défense ont été négligées pendant six ans malgré le renforcement incessant de la capacité militaire russe dans l’Arctique. 
  • Enfin, nous ne pouvons ignorer ce qui alimente le pouvoir de Poutine face à l’opposition : le pétrole et le gaz naturel.  

Énergie russe

Les pays qui ont été les plus faibles face à l’agression de la Russie sont ceux qui dépendent de l’énergie russe pour chauffer leurs maisons, faire rouler leurs voitures et alimenter leurs économies. En fait, près de 40 % du gaz naturel de l’Union européenne provient de Russie. Bloomberg a rapporté que les pays occidentaux ont payé 700 millions de dollars pour les ressources russes dans les 24 heures qui ont suivi la proclamation par Poutine du démantèlement de l’Ukraine.

Grâce à l’abondance des hydrocarbures russes, Poutine a l’avantage lorsqu’il négocie avec l’Europe. En achetant le pétrole et le gaz russes, l’Europe remplit le trésor de guerre de Poutine, lui versant l’argent nécessaire pour constituer son armée et envahir ses voisins.

Le Canada peut contribuer à le lui enlever. Nous avons ce dont l’Europe a besoin, et en grande quantité : de l’énergie et des ressources inexploitées — 1300 mille milliards de pieds cubes de gaz naturel commercialisable. Comme le souligne le Financial Post : « Le Canada n’a actuellement aucun terminal d’exportation de gaz naturel sur l’une ou l’autre côte, en partie grâce à un environnement réglementaire qui retarde souvent les projets pendant des années ».

Montrer la voie

Il y a une bonne nouvelle : il existe des projets proposés à travers le Canada qui peuvent débloquer de nouveaux marchés pour ce même gaz naturel liquéfié (GNL). Prenons l’exemple de GNL Terre-Neuve-et-Labrador, un projet de 10 milliards de dollars qui liquéfierait et expédierait vers l’Europe notre gaz naturel. L’approbation et l’accélération de ce projet et d’autres semblables aideraient l’Europe à se débarrasser de sa dépendance au gaz russe, de sorte qu’elle pourrait tenir tête à Poutine, au lieu de le financer.

Comme premier ministre, je remplacerais les lois anti-énergie de M. Trudeau par des règles qui protègent réellement l’environnement ; qui tiennent compte de l’opinion des Premières Nations et qui favorisent une décision rapide ; et j’exigerais que les organismes de réglementation accélèrent les décisions sur les projets qui renforcent la sécurité internationale, comme le GNL à Terre-Neuve-et-Labrador.

Je suis né l’année où l’Union soviétique a envahi l’Afghanistan. Le monde démocratique a répondu avec force à cette invasion ; finalement, les Soviétiques ont échoué. Aujourd’hui, notre réponse doit être tout aussi forte. Le Canada doit montrer la voie et je demande instamment à notre gouvernement de commencer cet effort aujourd’hui.

Pierre Poilievre, Député de Carleton à la Chambre des communes

Candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada

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