/world/guerre-en-ukraine
Navigation

«Il faut dire aux Russes de se lever contre ce tyran»

Coup d'oeil sur cet article

Se sentant impuissante face au conflit qui sévit, une famille québécoise d’origine ukrainienne estime que la population russe a le pouvoir de forcer Vladimir Poutine à mettre fin à l’invasion. 

• À lire aussi: Guerre en Ukraine: un gros test pour l’Europe et le reste du monde

• À lire aussi: À VOIR: touchant hommage à l'Ukraine à Winnipeg au match du Canadien

• À lire aussi: Kyïv sur le point d’être rasée par l’artillerie russe?

En entrevue à l’émission de Denis Lévesque, Anna Spirina et son fils Dariy Khrystyuk ont appelé les citoyens russes à l’action.

«Il faut dire aux Russes de se lever contre ce tyran», clame Mme Spirina.

«La réelle force vient du peuple russe en ce moment. C’est pour ça que Poutine coupe beaucoup les médias [...] qui parlent de la guerre en Ukraine, pour pas que la vérité circule et pour pas que son peuple se soulève contre lui», explique son fils Dariy.

Ceux-ci précisent toutefois que le peuple russe est hautement manipulé et désinformé.

Anna Spirina, dont la mère était ukrainienne, mais le père était russe, a des membres de sa famille qui résident toujours en Russie. Depuis l’invasion de la Crimée en 2014, ceux-ci ne lui ont parlé que deux ou trois fois, affirme-t-elle.

Et depuis le début de la guerre en Ukraine, c’est le silence radio. Tout ce conflit a profondément divisé sa famille.

«Si j’appelle ma famille en Russie, je ne serai pas capable de parler», clame Mme Spirina.

Une guerre angoissante

Du côté ukrainien de la frontière, d’autres membres de sa famille subissent l’invasion russe. 

«On parle constamment, chaque jour et chaque nuit, avec la famille pour vérifier s’ils sont toujours en vie et s’ils sont bombardés», raconte Anna Spirina.

Elle salue la solidarité affichée par de nombreux pays et les sanctions imposées à la Russie, tout en réclamant davantage d’aide internationale à la résistance ukrainienne.

À distance, Anna Spirina et son fils avouent se sentir impuissants et vivre beaucoup d’anxiété face au sort réservé à leurs proches.

«Si je mange, je ne me sens pas comme un Ukrainien, parce que je sais que le monde qui se bat en ce moment ne mange pas. Je sais que si je dors, je ne me sens pas avec ma communauté, parce qu’eux se battent pour leur liberté», indique Dariy Khrystyuk.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.