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Le matériel militaire envoyé en Ukraine devrait se rendre à bon port

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Photo REUTERS

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L’envoi de matériel militaire à l’Ukraine, alors que les troupes canadiennes ne sont pas sur le terrain, est tout de même assez sécuritaire et devrait se rendre à bon port, affirment des experts.

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« La logistique pour la remise en territoire ukrainien n’est pas si complexe que ça. Il y a une énorme frontière avec plusieurs pays européens qui sont en mesure de pouvoir livrer le matériel militaire que les alliés veulent distribuer à l’armée ukrainienne », précise François Audet, directeur de l’Institut d’études internationales de Montréal. 

Le Canada a annoncé dimanche l’envoi de 25 M$ de matériel non létal, comme des casques et des gilets pare-balles, et a rajouté hier l’envoi d’armes létales, dont des armes antichars et 2000 missiles.

Cette aide militaire s’ajoute aux 450 millions d’euros (639 M$) débloqués par l’Union européenne pour financer l’achat d’armements et d’autres équipements à l’Ukraine.  

Est-ce que tout cet équipement se rendra là où il sera utile ? « Je me suis assurée avec mon homologue polonais que l’on ait une voie d’accès », a indiqué la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly.

L’envoi de troupes sur le terrain est toutefois toujours écarté par les puissances occidentales.

« Une fois qu’on a fini avec les sanctions économiques et qu’on a ciblé les fautifs, [l’envoi de matériel] est la seule chose qu’on accepte de faire », précise Jonathan Paquin, professeur en science politique à l’Université Laval.

Dans des entrepôts secrets

Une fois sur place, le matériel sera réparti « dans des entrepôts secrets » par l’armée ukrainienne, pour ensuite être distribué selon les besoins et les opérations militaires.

« On n’est toutefois pas à l’abri, [...] que le matériel soit intercepté, volé ou détruit. Ça fait partie des risques de la guerre », soutient François Audet.

« Ces équipements vont aller en milieu urbain en priorité. On a des civils qui vont vouloir défendre des villes, mais qui ne sont pas bien protégés », affirme Anessa Kimball, du Centre sur la sécurité internationale de l’Université Laval.

De nombreux Ukrainiens ont manié une arme pour la première fois lorsque l’État leur en a fourni pour se défendre, mais n’ont toujours pas reçu de casque de protection ou de veste pare-balles. 

Aide humanitaire 

En parallèle, des organisations internationales réclament la mise en place d’« un accès humanitaire inconditionnel » pour porter secours aux civils.

« Il faut que tous les combattants [...] acceptent qu’il y ait un espace humanitaire et un accès humanitaire inconditionnel de telle sorte que les plus vulnérables puissent être secourus », demande Frédéric Joli, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge.

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