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Dure année pour nos finances personnelles

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L’inflation galope, les aliments coûtent de plus en plus cher, le prix de l’essence ne cesse de grimper, les taux d’intérêt montent, les loyers augmentent, le prix des maisons également...

Et le comble ? Non seulement on se fait planter par la baisse des marchés boursiers, mais en plus on continue de perdre de l’argent avec le marché obligataire, là où se négocient les obligations négociables émises par les gouvernements, les sociétés d’État, les entreprises. 

  • Écoutez l'édito économique de Michel Girard diffusé chaque jour en direct 6 h 50 à QUB radio : 

CHUTE OBLIGATAIRE 

Depuis le commencement de l’année, l’indice « FTSE Canada Obligations Univers » a perdu 4,1 % et l’indice « FTSE Canada Obligations à long terme » a reculé de 8,4 %.  

Ces reculs importants en l’espace de seulement deux mois s’ajoutent à la contre-performance enregistrée par ces deux mêmes indices obligataires lors de l’année 2021 alors que l’indice « Obligations Univers » bouclait l’année avec une perte de 2,5 % et l’indice « Obligations à long terme » avec un recul de 4,5 %.  

Et avec la hausse progressive, au fil des prochains trimestres, des taux directeurs des banques centrales, tels ceux de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale américaine, ça n’augure rien de bon pour le marché obligataire. Du moins à court et moyen termes.  

En principe, donc, nos placements dans les obligations négociables (obligations, fonds communs d’obligations, fonds indiciels obligataires, autres titres à revenu fixe, etc.) risquent de continuer à contre-performer. La portion « obligations » dans les fonds communs dits « équilibrés » ne fera guère mieux.  

Quand on détient des obligations négociables dans notre portefeuille, il faut se rappeler que la valeur marchande de celles-ci baisse lorsque les taux d’intérêt augmentent, et vice-versa, la valeur marchande grimpe lorsque les taux d’intérêt reculent.  

HAUSSE DU TAUX DIRECTEUR

Hier, la Banque du Canada a haussé son taux directeur de 0,25 à 0,50 %. C’est la première d’une série de plusieurs hausses du taux directeur de la Banque du Canada. 

Cela laisse présager que le marché obligataire va subir des pressions à la baisse pendant un bout de temps. 

LA BOURSE  

Du côté des marchés boursiers, on traverse une période de grande volatilité à cause notamment de l’invasion de l’Ukraine par la Russie de Vladimir Poutine.  

L’inquiétude et l’incertitude sont omniprésentes sur toutes les grandes boursières du monde. Les grands investisseurs et spéculateurs sont « bipolaires » plus que jamais ! C’est ce qui explique pourquoi les indices fluctuent énormément en cours de séance, et d’une journée à l’autre.  

Quand vous allez recevoir vos relevés de placements du mois de février, vous allez sans doute constater que vous êtes moins « riches » qu’au 31 décembre dernier.  

Selon la firme Aubin Actuaire, voici le rendement en dollars canadiens (incluant les dividendes) des divers grands indices boursiers pour les deux premiers mois de l’année 2022.    

  • S&P/TSX de Toronto : - 0,1 %   
  • S&P 500 de New York : - 7,9 %  
  • MSCI Monde, sauf États-Unis : - 5,5 %   
  • MSCI Europe : - 6,9 %   
  • MSCI Pacifique : - 4,7 %   
  • MSCI Marchés émergents : - 4,4 %    

On remarquera que la Bourse canadienne a globalement réussi à s’en tirer sans dommages en végétant autour de 0 %. Cela est attribuable à la bonne performance que le secteur énergétique (+ 20,3 %) et celui des mines et métaux (+ 9,3 %) ont obtenue lors des deux premiers mois. 

Si ces deux secteurs sont absents ou peu présents dans votre portefeuille, ce dernier risque d’afficher des pertes. 

Courage, l’année est encore jeune ! 

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