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La hausse des prix généralisée inquiète la Banque du Canada

L’embrasement du coût de la vie alimenté par l’invasion de l’Ukraine par la Russie

La hausse des prix généralisée inquiète la Banque du Canada
Photo d'Archives, Agence QMi

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OTTAWA | La hausse des prix généralisée inquiète la Banque du Canada, au moment où l’invasion de l’Ukraine est une source majeure d’incertitude et de volatilité pour l’économie mondiale. 

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« Cette généralisation des pressions sur les prix est extrêmement préoccupante », a déclaré le gouverneur de la banque centrale Tiff Macklem.

Avant même que Vladimir Poutine lance l’assaut sur l’Europe, les prix à l’épicerie au Canada avaient augmenté de 6,5 %, en janvier, et l’inflation dans le secteur des biens s’établissait à 7,2 %, un sommet depuis janvier 1983.

Vers plus de 6 % d’inflation

Bien que nous échangions très peu avec la Russie, ce qui nous met relativement à l’abri des contrecoups des sanctions économiques imposées à ce pays, Tiff Macklem prévient que la flambée des prix du pétrole causée par la guerre va doper l’inflation.

Si le baril demeure à 110 $, on doit s’attendre à une hausse d’un point de pourcentage d’inflation, ce qui la ferait passer de 5,1 % à 6,1 %, estime le gouverneur.

La Russie et l’Ukraine sont en plus des producteurs majeurs de blé et de maïs, des céréales qui sont à la base de la chaîne alimentaire humaine et animale. Sans l’apport de ces deux pays sur les marchés mondiaux, les prix de tous les produits alimentaires de base écoperont.

Approvisionnement affecté

Le gouverneur Macklem ajoute que la guerre en Ukraine pourrait aussi « avoir des conséquences sur les chaînes d’approvisionnement mondiales », alors qu’elles commencent à peine à montrer des signes positifs après deux ans de perturbations provoquées par la pandémie.

Malgré cette incertitude, la banque souligne que l’économie canadienne roule à plein régime.

« La reprise économique dans le contexte de la pandémie a été impressionnante », a dit M. Macklem.

Vigoureuse croissance

L’emploi, y compris pour les jeunes et pour les femmes, est de retour au niveau prépandémie. La croissance du PIB a été forte au quatrième trimestre 2021, à 6,7 %, et la croissance au premier trimestre de 2022 « paraît plus vigoureuse que projetée », a indiqué le gouverneur.

C’est ce qui a motivé la banque centrale à hausser le taux directeur mercredi. L’objectif est de maintenir l’inflation sous contrôle en freinant la demande.

Jusqu’à présent, M. Macklem a maintenu que l’inflation était plus persistante qu’anticipée, mais temporaire. Reste à voir comment la guerre en Europe changera la donne.

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