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S'initier à la cueillette d'eau d'érable

S'initier à la cueillette d'eau d'érable
PHOTO COURTOISIE

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Une érablière d'Oka offre une activité inusitée à sa clientèle en l’invitant à venir réaliser sa propre autocueillette d'eau d'érable, dès que la température le permettra. 

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Une érablière d'Oka offre une activité inusitée à sa clientèle, l’invitant à venir réaliser sa propre autocueillette d'eau d'érable, dès que la température le permettra.

S'initier à la cueillette d'eau d'érable
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Nathalie Labonté, copropriétaire de Labonté de la pomme, une entreprise spécialisée dans les produits de la pomme, du miel et de l’érable, a eu l'idée d'offrir cette activité juste au moment où la pandémie se déclarait et forçait les cabanes à sucre à ralentir leurs activités.

«On souhaite que les gens puissent en profiter pour vrai cette année, dit Nathalie Labonté. L'idée est de créer des occasions pour faire découvrir aux gens la vraie nature de notre travail. Quand on cueille l'eau d'érable à même le seau et qu'on la voit ensuite se transformer en sirop dans la bouilloire, le processus devient concret pour les enfants et ceux qui n'ont jamais eu la chance de voir ça.»

À partir de la mi-mars, les gels et dégels successifs devraient provoquer la montée de la sève dans les érables, explique-t-elle. «Ce n'est pas tous les jours que les conditions sont propices pour recueillir l'eau d'érable. Les températures idéales se situent entre 7 degrés Celsius le jour et moins 7 degrés Celsius la nuit. C'est Dame Nature qui décide! Les gens peuvent nous suivre sur les réseaux sociaux pour connaître les journées où l'activité sera offerte.»

Équipés d'un bidon de 2 litres et d'une louche, les participants pourront recueillir l'eau d'érable à même les chaudières suspendues aux érables, et repartir ensuite avec leur récolte.

S'initier à la cueillette d'eau d'érable
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Puisqu'il faut 40 portions d'eau d'érable pour créer, en la faisant bouillir, une seule portion de sirop d'érable, Nathalie Labonté propose d'en faire d'autres utilisations une fois à la maison. «Après l'avoir fait bouillir 10 minutes, on peut l'utiliser comme bouillon pour un jambon ou comme eau de cuisson pour le riz, par exemple.»

L'eau d'érable, une industrie née il y a 10 ans 

C'est en 2012 que les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) ont entrepris de se structurer pour offrir de l'eau d'érable sur le marché. Uniquement destinée à l'industrie des boissons, l'eau d'érable est d'abord stérilisée, puis vendue en vrac aux acheteurs autorisés qui la conditionnent et la revendent pure, gazéifiée, ou mélangée avec du jus de fruits.

«On s'est rendu compte que l'eau d'érable joue un rôle de rehausseur de goût, en amplifiant le goût des autres ingrédients. Elle est également très riche en microéléments très assimilables, permettant une hydratation rapide lorsqu'on la boit», explique Dan Plamadeala, chargé de projet Nouveaux produits de l'érable chez les PPAQ.

Une dizaine de producteurs acéricoles québécois sont certifiés pour produire de l'eau d'érable, explique-t-il. «Depuis 2013, on a livré environ 10 millions de litres d'eau d'érable.»

La demande vient surtout de l'étranger et en particulier de l'Europe, ce qui fait que la production est exportée à 80 %», dit Dan Plamadeala.

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