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Invasion russe: un appel à l’aide pour défendre l’Arctique

La Russie inquiète les territoires du Nord canadien

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Photo courtoisie, OTAN Les Forces armées canadiennes lors d’un entraînement au Nunavut, en 2019.

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OTTAWA | Les territoires du Grand Nord canadien sont inquiets pour la sécurité de l’Arctique et appellent à l’aide pour défendre notre frontière avec la Russie.

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L’invasion russe en Ukraine donne des sueurs froides aux premiers ministres du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.

Géographiquement plus proches des bases militaires russes que d’Ottawa, ils sont bien placés pour savoir que la Russie accroît sa présence à leurs portes.

Elle masse maintenant un tiers de son arsenal nucléaire dans le cercle polaire et y fait circuler 40 brise-glace nucléaires afin de contrôler les routes maritimes arctiques la reliant à la Chine.

Dans ce contexte, les premiers ministres des territoires ont adressé une lettre à Justin Trudeau pour lui demander plus de ressources et une rencontre afin de discuter de la sécurité de l’Arctique. Ils souhaitent aussi que la souveraineté de la région soit à l’agenda du prochain conseil de la fédération.  

  • Écoutez l'entrevue de Geneviève Pettersen avec Frédéric Lasserre, professeur de l’Université Laval et expert en géopolitique arctique, sur QUB radio:    

Attaque par le nord

Les experts en sécurité ont toujours pensé qu’en cas de conflit en Europe dans lequel la Russie se sentirait coincée, elle pourrait tenter une attaque par le Nord sur l’Amérique du Nord pour forcer l’Ouest à reculer, explique Andrea Charron, du Center for Defense and Security Studies, à l’Université du Manitoba.

« Ça semble moins théorique maintenant, dit-elle. Il ne s’agit pas de paniquer, mais il ne faut pas être naïf. »

Rebecca Pincus, du US Naval War College, au Rhode Island, indique que bien qu’il ne semble pas y avoir de menace imminente en Arctique, la tension est telle qu’un simple accident lors d’exercices militaires pourrait déclencher un conflit.

La semaine dernière, après que Vladimir Poutine ait placé ses forces nucléaires en alerte, l’armée russe a indiqué que plusieurs de ses navires et sous-marins s’entraînaient en mer de Barents, au nord de la Finlande.

  • Écoutez la rencontre Foisy-Robitaille avec Philippe-Vincent Foisy, Antoine Robitaille et Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

La Russie possède des sous-marins nucléaires si puissants qu’ils inquiètent l’armée américaine. Parmi eux, le Kazan est capable de tirer une ogive vers le sol à 2400 km.

Face à ce monstre d’acier, « ce que nous allons faire, c’est de travailler avec les États‐Unis pour notre continent et pour notre pays, a dit la ministre de la Défense Anita Anand, à la Chambre des communes. Ici, nous avons la Garde côtière qui travaille pour nous ».

« Est-ce que la ministre de la Défense réalise que la Garde côtière, aussi bonne soit-elle, est un service civil et non pas une marine militaire ? », a répliqué le député conservateur Kelly McCauley.

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