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Aldo maintient son activité en Russie, mais il cesse ses exportations

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Photo d’archives, Agence QMI Le PDG du Groupe Aldo, David Bensadoun

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Le Groupe Aldo maintient ses activités en Russie mais cessera toute exportation de ses produits vers ce pays, actuellement en guerre contre l’Ukraine. 

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C’est ce que la direction de la multinationale montréalaise a confirmé au Journal, précisant que ses magasins de chaussures en Russie «sont exploités par un franchisé» indépendant.

«Considérant la situation actuelle, nous avons suspendu toutes nos exportations vers ce pays», a répondu Lynda Bala-Palmieri, directrice principale, communication mondiale et responsabilité sociale du Groupe Aldo. Nous continuerons de suivre les événements de près et nous nous adapterons en conséquence.»

En Russie depuis 2006

Aldo est présente dans ce pays depuis 2006. Selon les renseignements disponibles sur son site web, la montréalaise y exploite aujourd’hui sept boutiques en franchise, dont trois à Moscou, et une à St-Petersbourg.

L’entreprise que dirige David Bensadoun est propriétaire et exploitant de tous ses magasins en Amérique du Nord. Par contre, le Groupe Aldo précise que la présence de sa marque dans le reste du monde s’appuie sur un réseau de franchisés indépendants, libres d’y poursuivre leurs activités.

Jusqu’à nouvel ordre, le détaillant montréalais a donc choisi d’y suspendre toutes ses exportations. Cela concerne autant l’approvisionnement des boutiques que les livraisons de commandes effectuées par sa plateforme de commerce électronique, indique sa porte-parole.  

Par ailleurs, Aldo précise qu’aucun de ses produits ne sont fabriqués en Russie, et que pour venir en aide aux victimes en Ukraine, elle s’est engagée à faire un don de 100 000$ à la Croix-Rouge canadienne.

Couche-Tard, Zara et les autres

Ces derniers jours, d’autres entreprises québécoises dans la même situation ont annoncé avoir coupé les liens avec ce pays. Ce fut le cas en outre de Bombardier et de BRP.

Alimentation Couche-Tard a choisi de fermer ses 38 magasins de l’enseigne Circle K à Saint-Pétersbourg, Mourmansk et Pskov, en Russie. « Nous condamnons l’agression de la Russie contre l’Ukraine ainsi que les effets humanitaires considérables tant sur les Ukrainiens que sur les Russes », a indiqué son président et chef de la direction, Brian Hannasch.

Dans le secteur de la mode, Hermès a été le premier en France à annoncer la fermeture «temporaire» de ses boutiques en Russie. Son geste fut immédiatement suivi par d’autres grands groupes de luxe comme Chanel et LVMH. 

Avant eux, le britannique Burberry avait déjà suspendu ses livraisons en Russie, en raison de «difficultés opérationnelles». La suédoise H&M et l’espagnole Inditex, maison mère de Zara, avec 502 magasins en Russie, y ont également suspendu leurs activités.

-Avec AFP

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