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Une partielle, c'est comme les feuilles de thé

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L’élection partielle dans Marie-Victorin aura lieu le 11 avril. Cherchant à profiter de la popularité de son gouvernement et du déconfinement déjà enclenché au Québec, François Legault mise bien entendu sur une victoire caquiste.

Comptant sur son candidat Pierre Nantel et le passé péquiste de la circonscription, Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois, prie pour une victoire apte à lui faire oublier le déclin de son parti enclenché depuis des lustres.

Pour les autres candidats, dont la très colorée antivax Anne Casabonne du Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime, on cherchera surtout à se tenir la tête hors de l’eau.

Cela dit très franchement, trop chercher à voir dans une partielle l’annonce des résultats d’une prochaine élection générale est peut-être divertissant.

Mais la plupart du temps, c’est aussi précis comme outil de prédiction des résultats d’une prochaine élection générale que de lire dans les feuilles de thé pour savoir si l’on rencontrera ou non bientôt l’amour de sa vie...

Microclimat

Il est vrai que l’élection de la caquiste Geneviève Guilbault en 2017 dans Louis-Hébert, lors d’une partielle, avait précédé la victoire des troupes de François Legault le soir du 1er octobre 2018. Or, même si elle avait perdu, rien n’aurait empêché la suite des choses.

Dans la plupart des cas, une élection partielle est avant tout un microclimat politique en soi. Les enjeux nationaux comptent, mais les problématiques locales et la notoriété (ou non) des candidats, encore plus.

Il arrive même qu’un vent passager favorise un parti qui, à la générale, devra se contenter d’un résultat décevant. Un exemple parmi d’autres. En 2002, l’Action démocratique du Québec raflait les partielles par magie. Au scrutin de 2003, elle ne récoltera toutefois que 18 % des voix.

Dans Marie-Victorin, advenant même une victoire de Pierre Nantel, qui oserait conclure alors à une résurrection miraculeuse du Parti Québécois en route vers l’élection générale du 3 octobre ? Poser la question, comme on dit.

En fait, lorsqu’elles sont aussi rapprochées d’une générale, les partielles servent surtout à roder les machines électorales de chaque parti. Rien de bien spectaculaire. À moins, bien sûr, d’être amateur de feuilles de thé...

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