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Une arrestation et quelques méfaits à la manifestation contre la brutalité policière

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Des manifestants ont causé du grabuge dans les rues du centre-ville de Montréal, mardi soir, dans le cadre de la traditionnelle manifestation contre la brutalité policière du 15 mars.

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Vers 19 h, des participants à la manifestation ont fracassé des vitrines à l'aide de roches et de panneaux de signalisation sur la rue Notre-Dame, a pu constater l’Agence QMI sur place. Notamment, une succursale de la Société québécoise du cannabis et une autre de la Banque Nationale ont été prises pour cible par les manifestants.

Auparavant, des feux de poubelles avaient été allumés et des feux d’artifice avaient été tirés.

Agence QMI

En raison des infractions commises, le Service de police de la Ville de Montréal a ordonné aux manifestants de se disperser et de quitter les lieux. Devant une foule «agressive», des policiers ont utilisé des «éléments chimiques» afin de contrôler les participants, a relaté l'agent Manuel Couture, porte-parole pour le SPVM.

Cette intervention policière a sonné le glas de la manifestation. Cependant, des policiers devaient continuer à patrouiller dans la ville tout au long de la soirée pour éviter les rassemblements, a-t-il ajouté.

Agence QMI

Au total, la police a répertorié huit méfaits et un incendie criminel, ainsi qu’un cas d’agression armée vis-à-vis d’un policier, mais aucun blessé n’a dû être pris en charge.

Une seule arrestation, celle d’un homme de 32 ans pour méfait, a été annoncée.

Agence QMI

Unis sous le slogan «la police, c’est colon en criss», les militants s’étaient rassemblés aux environs de 17 h 30, à la station de métro Lionel-Groulx, notamment à l’appel de la Coalition pour le définancement de la police, un regroupement d’organismes qui demandent une baisse du financement de la police pour réinvestir dans le milieu communautaire.

Ceux-ci ont entamé leur marche aux environs de 18 h.

Agence QMI

Les participants ont aussi dénoncé le rôle «colonialiste» de la police au Canada. Ils faisaient ainsi notamment référence aux interventions de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Colombie-Britannique, où des affrontements ont eu lieu ces derniers mois entre des policiers et militants autochtones opposés au projet de gazoduc Coastal GasLink.

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