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La hausse du prix de l’essence étouffe un marché agroalimentaire mobile

La hausse du prix de l’essence étouffe un marché agroalimentaire mobile
PHOTO COURTOISIE

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La hausse du prix de l’essence met en péril un marché agroalimentaire de proximité de la Montérégie qui se promène de municipalité en municipalité au cours de la belle saison pour y vendre des denrées fraîches. 

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«Ça nous affecte beaucoup, laisse tomber la coordonnatrice de Récolte-Marché agroalimentaire, Annick Fortin. Il faut trouver une solution pour remplir notre mission qui est d’offrir des aliments abordables. Nous allons devoir éviter de faire des kilomètres inutilement. Par exemple, lorsque nous allons aller vendre nos produits dans une municipalité, il va falloir en profiter pour aller s’approvisionner près de là.»

L’organisme d’économie sociale offre des fruits et légumes aux résidents en situation de vulnérabilité économique et à ceux qui n’ont pas accès à une épicerie près de leur domicile. Son marché mobile est installé dans une remorque de 20 pieds tirée par une camionnette par définition assez énergivore.

La hausse du prix de l’essence étouffe un marché agroalimentaire mobile
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Et, à la hausse marquée du prix de l’essence s’ajoute celle du prix des aliments qui rendra cet été la mission de la Récolte encore plus difficile à remplir. Pour amortir ses coûts, l’organisme est à la recherche d’une entreprise ou d’un individu qui voudrait lui prêter un Ford F250 pour l’été. Sans ce généreux geste, l’initiative pourrait être compromise, ce qui n’empêche pas l’équipe de considérer son travail comme essentiel.

«Il y a un besoin des citoyens qui n’ont pas accès facilement à des produits frais, sains et abordables», souligne Mme Fortin. Par exemple, des villages comme Saint-Marc-sur-Richelieu et Saint-Charles-sur-Richelieu n’ont pas d’épicerie. Des résidents de ces localités doivent faire pas moins de 30 minutes de voiture pour se rendre dans une épicerie, sinon ils doivent se contenter des produits du dépanneur.

Au Québec, environ 420 000 personnes vivent dans un tel «désert alimentaire», ce que l’Institut national de santé publique du Québec définit comme «un secteur qui procure un faible accès à des commerces pouvant favoriser une saine alimentation et qui est défavorisé sur le plan socio-économique».

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Des produits abordables

La Récolte propose des fruits, des légumes, des saucisses, des tartes, des œufs et des fromages qui proviennent des agriculteurs, producteurs et des maraîchers de la Montérégie dans une fourchette de prix correspondant aux besoins de sa clientèle.

«Des parents veulent avoir accès à des fruits et des légumes frais pour leurs enfants, mais ce n’est tellement plus achetable qu’ils vont manger du Kraft Dinner ou d’autres repas peu dispendieux, affirme la coordonnatrice de La Récolte. Ces repas sont bourrants, mais ce n’est pas nutritif. Nous voulons contrer cela. Toutefois, avec la hausse des aliments et du gaz, cela pose un gros problème.»

Cet été, le marché agroalimentaire s’arrêtera, outre à Saint-Marc-sur-Richelieu et Saint-Charles-sur-Richelieu, à Saint-Antoine-sur-Richelieu et Saint-Basile-le-Grand, entre autres. D’autres localités vont s’ajouter à cette liste.

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