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Le chef du SPVM officialise son départ à la retraite

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C’est ému aux larmes que le directeur du SPVM, Sylvain Caron, a officialisé son départ à la retraite pour des raisons personnelles, mardi, tout en reconnaissant avoir eu des «problèmes de communication» avec l’administration Plante.

La nouvelle avait préalablement été ébruitée dans les médias lundi soir.

«Ça a été un honneur et un privilège d’être le directeur. Ça m’a permis de découvrir une organisation riche de son expertise et d’une capacité d’adaptation incroyable», a déclaré M. Caron, qui explique que la décision a été mûrement réfléchie, après quarante ans de carrière.

Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

Il restera en poste jusqu’au 21 avril prochain. La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a indiqué que le processus d’embauche pour le prochain directeur débutera lundi.

«Je tiens à dire à quel point il laisse un service de police qui est en ordre, et qui est prêt à s’adapter à ce que le contexte et la société nous demandent. Comme mairesse, ça me rassure énormément», a-t-elle déclaré, en le remerciant pour «son dévouement et sa passion».

Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

M. Caron avait été nommé à la tête du SPVM en 2018, pour un mandat de cinq ans qui devait se terminer en 2023.

Ses dernières années en poste ont notamment été marquées par la pandémie ainsi qu’une hausse des violences armées dans la métropole.

En mai, le comité de sélection devra sélectionner son successeur.

Une vision discordante

Certains désaccords entre M. Caron et l’administration Plante avaient coulé dans les médias au cours des derniers mois. Notamment sur l’embauche de nouveaux policiers et sur une refonte des postes de quartier du SPVM.

Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

«Il n’y a aucun dossier qui a fait en sorte que j’ai pris cette décision-là», a assuré M. Caron, qui indique que c’est «purement» pour des raisons personnelles qu’il part à la retraite.

Néanmoins, il a admis l’existence de problèmes de communications.

«Il y a un mur entre le politique et les opérations policières. Il y a peut-être eu un manque d’expérience de ma part. On communique peu d’informations en lien avec les opérations policières. Il y a peut-être eu un manque de ce côté-là, peu importe le dossier», a-t-il admis, après avoir été questionné à ce sujet. Il a ajouté que la situation a été «régularisée» après des discussions.

«À force de travailler ensemble, on a trouvé un équilibre et une façon de travailler ensemble qui était efficace», a pour sa part ajouté Mme Plante.

Du côté de l’opposition officielle, on soutient «qu’il y a beaucoup de questions qui se posent».

«Il avait un plan qu’il allait mettre en place, mais l’administration a arrêté ses élans», a pour sa part ajouté Aref Salem, chef de l’opposition officielle, mentionnant à ce propos l’embauche de policiers et le projet de caméras corporelles.

Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

«On est tous des humains. La police même est au bord du gouffre, et il n’a pas les moyens d’aller de l’avant. À un moment, comme être humain, on décide qu’on ne peut pas continuer et qu’on peut faire autre chose», s’est interrogé M. Salem.

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