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Mike Hoffman, plus polyvalent que prévu

Mike Hoffman, plus polyvalent que prévu
Photo Martin Chevalier

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On nous a souvent vendu Mike Hoffman comme un franc-tireur, mais sans plus. C’est aussi l’impression qu’avait Martin St-Louis quand il a accepté les fonctions d’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, mais il est le premier à reconnaître que l’attaquant possède d’autres qualités qui lui plaisent énormément.

À l’attaque, Hoffman est une valeur sûre. Sans toujours produire sur la feuille de pointage, l’Ontarien hésite rarement à décocher des lancers et il sait où se positionner. Ce sont évidemment des aptitudes utiles pour un homme comme St-Louis.

«Je ne pensais pas qu’il avait la tête de hockey qu’il a. [...] Je le vois de match en match et dans les pratiques. Ses touches, comment il est capable de créer des espaces... Ce n’est pas un gars qui a une grosse vitesse, mais il a une grosse vitesse ici», a expliqué St-Louis en pointant sa propre tête.

«Ces gars-là, ils ont beaucoup de valeur pour moi, ceux qui sont capables de jouer vite. “Hoff” nous amène ça présentement», a-t-il ajouté au terme de l’entraînement de vendredi qui s’est tenu au Complexe sportif de Brossard.

Ce qui est intéressant, c’est que l’admiration entre Hoffman et son instructeur est réciproque. Il est heureux de voir St-Louis mettre sur pied des concepts offensifs, ce qui rend justice au talent de joueurs comme Cole Caufield ou Rem Pitlick.

«Ça bénéficie aux gars offensifs, qui doivent faire de bons jeux et repérer les options qui sont ouvertes. Avec un autre style d’entraîneur, tu n’as pas ces occasions ou tu ne les vois pas nécessairement. J’aime la façon dont “Marty” veut nous faire jouer et je crois que ça me correspond», a estimé le vétéran de 32 ans, qui est sous contrat pour deux saisons supplémentaires.

À l’aise partout

Hoffman développe une certaine chimie avec Brendan Gallagher, avec qui il a joué contre les Stars de Dallas, jeudi. Il est parfois difficile pour deux ailiers de communiquer efficacement, mais le premier a montré qu’il pouvait jouer partout, bien qu’il soit utilisé la plupart du temps à gauche.

«Après la mise en jeu, il n’y a plus tellement de positions. C’est selon l’endroit où tu te trouves sur la glace. Parfois, je vais finir par jouer au centre pendant quelques présences et vice-versa. Je crois qu’en jouant avec les mêmes joueurs de façon constante, tu apprends les tendances des autres et tu sais où ils se trouvent. Tu n’as plus besoin de penser autant», a-t-il analysé, précisant avoir joué à l’aile droite lors de ses passages en Floride et à St. Louis.

«Tu peux le mettre avec pas mal n’importe qui, il est capable de s’adapter, a rebondi Martin St-Louis. Il comprend la “game” de ses coéquipiers. Je suis très impressionné de ce côté-là. J’ai toujours pensé qu’il était juste un “shooter”, mais il est bien plus que ça.»

Ses qualités de tireur d’élite, Hoffman les cherche un peu au mois de mars. Il n’a pas touché la cible en cinq parties et son compteur est arrêté à 11 buts.

Des progrès pour Price et Drouin

Quatre attaquants étaient absents à la séance du jour: Suzuki, Gallagher, Paul Byron et Artturi Lehkonen. Ils profitaient tous d’une journée de traitements, mais il est aussi à noter que Lehkonen se trouve toujours au cœur de rumeurs de transaction à trois jours de la date limite.

Carey Price s’est entraîné avec l’instructeur des gardiens Eric Raymond avant que ses coéquipiers ne prennent la glace, tout comme Andrew Hammond et David Savard. Du côté du CH, on estime également que le cas de Jonathan Drouin s’améliore, mais qu’il n’est pas encore prêt à effectuer un retour au jeu.

Le Canadien recevra la visite des Sénateurs d’Ottawa, samedi.

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