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Une arme pour abattre des avions russes en Arctique

Un système de défense antiaérienne déployé pour la première fois dans un exercice

Système de défense antiaérienne Patriot
Photo courtoisie, Forces armées des États-Unis, Joseph Leveille Des soldats américains installent le système de défense antiaérienne Patriot durant l’exercice Arctic Edge 2022 à la base Eielson Air Force en Alaska.

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OTTAWA  |  Le système de défense antiaérienne Patriot, utilisé notamment durant la guerre du Golfe, est déployé pour la première fois dans l’Arctique ces jours-ci.

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Le Patriot combine un système avancé de missiles et de radars conçus pour détruire les avions, les missiles de croisière ou les missiles balistiques. L’arme a aussi été installée en Pologne dans les derniers jours, à 80 km de la frontière de l’Ukraine.

En Arctique, le système Patriot est déployé dans le cadre de l’exercice militaire Arctic Edge qui s’est terminé cette semaine en Alaska et dans les territoires nordiques canadiens. Mille soldats américains et quelque 400 Canadiens y ont participé.

« Les exercices comme Arctic Edge sont des démonstrations de l’engagement des États-Unis et des alliés à défendre nos intérêts stratégiques communs dans l’Arctique », déclare la capitaine Lauren Ott, porte-parole en Alaska du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD). 

Intrusions régulières

Cet exercice qui implique aussi le déploiement d’avions de chasse, entre autres, survient alors que la Russie accroît sa présence militaire dans l’Arctique et en pleine guerre en Ukraine.

« Il n’est pas inconcevable que notre souveraineté puisse être défiée » dans l’Arctique, a dit le chef d’état-major de la Défense canadienne, le général Wayne Eyre, il y a quelques jours lors d’une conférence à Ottawa, soulignant que nous devions surveiller les Russes.

Durant l’exercice, le système Patriot vise des cibles fictives. Toutefois, les véritables avions russes ne sont pas loin.

Au cours des cinq dernières années, les radars du NORAD ont intercepté en moyenne six aéronefs russes par année dans la zone d’identification de défense aérienne nord-américaine, c’est-à-dire le ciel qui couvre les contours des États-Unis et du Canada, indique la capitaine Ott.

Tout pilote qui entre dans ce secteur doit s’identifier au préalable, mais les Russes ne le font pas toujours, testant les lignes de défense aérospatiale nord-américaines.

L’armée surveille donc en permanence les données transmises par les radars et des pilotes sont en alerte 24 h sur 24 à la base américaine de l’Alaska, prêts à décoller pour intercepter les intrus et les escorter à l’extérieur.

Radars en fin de vie

Un mois avant l’invasion de l’Ukraine, Ottawa a accordé un contrat de 592 millions $ sur sept ans à une entreprise inuite pour l’exploitation et l’entretien du Système d’alerte du Nord, un réseau de radars sur lequel s’appuie le NORAD.

La ministre de la Défense, Anita Anand, a pour mandat de moderniser ce système en fin de vie, afin d’assurer qu’il puisse détecter les nouvelles technologies militaires dont disposent la Russie et la Chine.


Dans le cadre d’un autre exercice militaire de l’OTAN en Norvège, Cold Response, un avion américain avec quatre personnes à bord s’est écrasé vendredi, a rapporté Reuters.

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