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Chantal Lamarre: ses plus belles découvertes

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Après avoir animé l’émission Culturama (qu’on peut revoir sur ICI TOU.TV), l’animatrice, actrice et metteuse en scène Chantal Lamarre partage ses coups de cœur littéraires.

Est-ce qu’il y a un livre que vous souhaiteriez avoir déjà lu ?

En fait, il y en a beaucoup. Les grands classiques de La Pléiade, par exemple. Il y aurait aussi Le capital de Karl Marx. J’ai voulu le lire parce qu’il traînait chez nous au sous-sol. Mais chaque fois que je le commence, ça me tombe des mains. Pour moi, c’est abstrait et obscur. Je dois avoir une sorte de blocage neuronal parce que je ne comprends rien. Et au bout de quelques pages, je suis plus capable ! Il aurait fallu qu’un prof m’en parle avant pour la préparation...

En ce moment, qu’êtes-vous en train de lire ? 

Je suis en train de finir Alegría de Manuel Vilas. Ce n’est pas une lecture doudou et réconfortante, parce que ça parle de deuil et d’anxiété, mais ça se lit très bien et je trouve ça très beau.

Quelle a été votre toute dernière grande découverte ? 

Mille secrets mille dangers d’Alain Farah. Dans ce roman autobiographique, on suit le vrai sort de quelqu’un qui est arrivé ici. Ses parents, sa famille, sa belle-famille... Tout son petit monde est très attachant. Il ne juge pas les membres de son entourage et il nous les fait aimer. Et lui, il est formidablement sensible, ouvert. Il est drôle aussi. Et quelle belle plume ! Il nous offre un vrai tour de manège.

Et avant ça ?

Offrandes musicales de Michel Tremblay. Ce sont de petites nouvelles autour de la musique. Il va nous parler avec autant de délectation des choses qu’il a aimées que de celles qu’il a trouvées grotesques. C’est la voie pour accéder à plusieurs œuvres, ça nous aide à apprécier la musique. 

Quels sont les livres que vous avez particulièrement aimés au cours de votre vie ?  

  • La saga L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. Ça m’a troublée, même si notre réalité est différente de la sienne. Je trouve cette femme redoutablement lucide. Et dans ses livres il y a quelque chose d’emporté, d’italien, des petites parcelles de beauté. Entre la tragédie et la mélancolie, c’est le genre de livre qui suscite un rejet spontané ou une adhésion totale. Moi, j’ai tout de suite aimé.  
  • Blonde de Joyce Carol Oates. Elle, je l’adore. Je suis soufflée par la prodigieuse palette de cette femme qui réussit à écrire dans tous les styles. Là, elle a tenté une biofiction autour de Marilyn Monroe. Elle lui a donné une épaisseur et c’est vraiment très, très fort. Ça vaut la peine de lire ça.  
  • Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde. Ce n’est pas une lecture aride et je dis qu’il est toujours possible de réactualiser cette fable.  
  • Le tambour de Günter Grass. Ça m’a vraiment fait peur. À travers le regard d’un enfant refusant de grandir, on verra la guerre et la violence. C’est strident, ça décape.   

Vous vous souvenez avec quel roman vous avez commencé à apprécier la lecture ?

Oui, avec La maison des petits bonheurs de Colette Vivier. Son nom a été donné à plusieurs écoles ! Je devais avoir sept ans quand j’ai été cherché ça à la bibliothèque et je l’ai lu, lu et relu. À la fin, j’ai même fini par le voler à la bibliothèque ! C’est un livre sorti en 1939 et l’héroïne s’appelle Aline Dupin. C’est présenté sous forme de journal et on y découvre ses sentiments d’enfant, la compétitivité avec les autres filles de l’école, la beauté de Paris... Moi je vivais dans une vaste maison de banlieue et je rêvais d’entendre les voisins du dessus ! 

Dans votre bibliothèque, quel livre semble avoir le plus de « vécu » ?

Un livre qui s’intitule Le musée de la mode. C’est un genre d’abécédaire avec des couturiers, des égéries de la mode, des chapeliers, etc. À chaque page, on apprend l’impact que chacun d’eux a eu dans le milieu de la mode. J’imagine qu’il a été réédité parce que dans mon édition à moi, il manque 20 ans. J’ai beaucoup de biographies de couturiers et de livres sur l’histoire des costumes, car ça m’a toujours intéressée.

Que pensez-vous lire sous peu ?

Quatre heures, vingt-deux minutes, dix-huit secondes de Lionel Shriver. Je sais déjà que je vais être profondément troublée. 

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