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De bonnes nouvelles pour Anticosti

Campeau chasse
Photo courtoisie Lors de sa première visite à l’île aux chevreuils, Luc Beauregard de Laval a déjoué la vigilance de ces deux beaux bucks sur le territoire Chicotte.

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Il y a quelques années, les conditions de chasse avaient été un peu plus difficiles en raison d’hivers dévastateurs.

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Heureusement, grâce à l’extraordinaire pouvoir de résilience des cerfs Menier, cette île enchanteresse de 222 km de longueur par 56 de largeur demeure toujours le château fort des cervidés au Québec. « Le taux de natalité se situe entre deux et quatre faons au km2. Sachant qu’il y a 8000 km2, on peut facilement extrapoler qu’il vient au monde entre 16 000 et 32 000 veaux par année. Ajoutez à cela qu’il y a déjà sur place une densité approximative de 12 à 16 bêtes au km2, qu’il n’y a pas de débalancement marqué au niveau du ratio des sexes et qu’il n’y a aucun prédateur, on obtient alors une formule gagnante », explique, avec un large sourire, le directeur général de Sépaq Anticosti, Robin Plante.

Prélèvements

Lorsqu’on achète un permis de chasse à Anticosti, on a le droit de récolter deux cerfs de Virginie.

« Au cours des deux dernières années, on a pu observer beaucoup plus de spécimens sur le terrain. La moyenne des captures est même passée de 1,63, il y a quelques saisons, à 1,8 en 2021. La qualité des récoltes a également augmenté. Les amateurs interceptent moins de veaux et de femelles », souligne Philippe Lachapelle, responsable des opérations.

« La chasse, ça se déroule dans le bois. Avec un nombre aussi élevé de chevreuils qu’on retrouve à Anticosti, c’est certains qu’on en voit partout dans les sentiers et sur les routes. De nombreux clients récoltent une femelle ou un petit mâle, puis ils attendent de voir un trophée. Ceux qui ne prélèvent pas leurs deux chevreuils ont eu soit des attentes trop élevées, ont joué de malchance, ne se sont pas aventurés au-delà des trails, soit n’ont pas opté pour les bonnes approches », affirme le guide Guy Élement. 

Bon signe

Chaque année, quelques employés vivant à Port-Menier participent à une excursion de reconnaissance sur le territoire afin d’observer si l’hiver n’a pas été trop ravageur. Ils vérifient, entre autres, les conditions d’enfoncement et la disponibilité de la nourriture au cœur de la saison froide. 

Les résultats, en date de lundi dernier, sont encourageants. Avec les conditions clémentes ressenties cet hiver, les bêtes portent encore sur la neige compactée, ce qui leur donne la possibilité d’accéder à de la nourriture située plus en hauteur. 

Gros spécimens

Les chevreuils qu’on capture à l’île sont généralement un peu plus petits que ceux sur les terres de la Belle Province. Certains estiment qu’ils sont approximativement 20 % plus menus. « Entre avoir seulement 33 % de chance de capturer un cervidé sur le continent par rapport à 180 % de chance de déjouer des bêtes dont le goût de la venaison est 10 fois meilleur qu’ailleurs, car elle n’est pas parfumée avec des essences absentes comme le cèdre et le bouleau, je n’hésite pas. Le calcul vaut le travail », assure Luc Beauregard de Laval.  

Jonathan Pelland a intercepté cet incroyable trophée de 16 pointes, d’une largeur de 28 po, dans le secteur du lac Huard de Sépaq Anticosti.
Photo courtoisie
Jonathan Pelland a intercepté cet incroyable trophée de 16 pointes, d’une largeur de 28 po, dans le secteur du lac Huard de Sépaq Anticosti.

Selon le directeur Robin Plante : « Les clients attrapent annuellement plus de 1000 mâles arborant six pointes et environ 250 coiffés d’un panache de huit pointes ou plus. L’année 2021 a été particulièrement productive de notre côté pour les trophées, avec un gigantesque rack de 26 po de largeur et 13 pointes et un autre monstre, de 28 po avec 16 pointes. Ce dernier a été déjoué dans le secteur du lac Huard, qui est le plus économique de Sépaq Anticosti. » 

Encore plus vaste

La plus grande pourvoirie de chasse au chevreuil au monde s’étendait sur 4085 km2. Elle proposait déjà un circuit routier secondaire de 1700 km de longueur ainsi que 2700 km de sentier pour sillonner la forêt. À la fin de novembre dernier, la société d’État a acheté 75 % des opérations de l’un de ses concurrents, Safari Anticosti. L’acquisition des territoires Chaloupe, Rivière-Bell, Aquila, Dauphiné Nord et Sud, Box et Lac-Renard ajoute 250 km de routes et près de 1000 km de sentier. Sépaq Anticosti s’étend donc maintenant sur plus de 5500 km2, soit 69 % de la superficie de l’île.

Au total, c’est plus de 3400 clients qui transiteront via les 38 territoires organisés. Chacun de ceux-ci est desservi par une flotte de camions et de VTT. Les visiteurs ont le choix de se rendre à Anticosti par avion de Montréal, de Québec ou de Mont-Joli et d’atterrir à Port-Menier ou à Rivière-Saumon dans l’est.

Forfaits

Par le passé, seuls les mieux nantis chassaient à cet endroit ainsi que de nombreux Américains qui profitaient de la faiblesse de notre dollar. La Sépaq a vraiment su comment démocratiser ses forfaits de manière à les rendre beaucoup plus abordables. « Il y en a pour toutes les bourses, allant du plan européen en camp rustique à l’excursion royale à Jupiter 12, lance M. Plante. Vous pouvez opter pour un service secondé par un des 60 guides ayant comme objectif de répondre à vos attentes et de vous faire sortir des sentiers battus ou d’y aller par vos propres moyens. » 

Pour en savoir plus sur ce site giboyeux, composez le 1 800 463-0863 ou visitez le site sepaq.com/anticosti. 


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