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Le confinement éclaté de Lisa LeBlanc

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Ce qu’on va retenir de la pandémie – outre le drame, j’veux dire – c’est comment le tissu social s’est déchiré. 

Lisa LeBlanc 

Photo courtoisie

★★★★

Chiac Disco

Alors que certains ont cédé à la peur et aux théories du complot, d’autres se sont découvert une passion contagieuse pour la boulangerie, la pâtisserie et la mise en ligne sur les réseaux sociaux de photos de baguettes et autres pastéis de nata. De mon côté, j’ai joué au Scrabble, à Cyberpunk 2077 (merci du prêt, Doum) et au yoyo avec mon poids.

Du côté de Lisa LeBlanc, c’était visiblement plus éclaté.

En plus de ses séances de bingo virtuel (oui, oui), l’icône folk a lancé Belinda, un alter ego inspiré par l’électro, le disco et... la tombola. Quelques mois plus tard, LeBlanc et Belinda ne font qu’une alors qu’elle intègre le disco à son projet solo... moins l’humour et la passion démesurée pour le bingo, toutefois.

En résulte Chiac Disco, une œuvre incroyablement personnelle en plus d’être une lettre d’amour au fameux genre.

Ça détonne, ça décoiffe

Dérogeant de sa « marque de commerce » et faisant fi, du même coup, des attentes, l’autrice-compositrice-interprète plonge dans le disco avec un plaisir aussi contagieux que sincère. Une initiative courageuse, mais aussi satisfaisante, bref. Bravo.

Les amateurs de disco (et/ou de boogie), voire de Diane Dufresne et même des plus récentes offrandes à saveur « rétro » des Hay Babies vont adorer. Pour les fans de la première heure de LeBlanc, faudra s’adapter. Le jeu en vaut la chandelle, toutefois.

Arcade Fire 

Photo courtoisie

★★★

The Lightning I, II

Alors qu’une nouvelle parution du groupe désormais culte est invariablement accompagnée d’une énième vague d’effervescence entourant le projet qui conserve – encore et toujours – sa propension au secret, voire à l’excentricité, The Lightning I, II s’avère en deçà des attentes. En compagnie du producteur Nigel Godrich (Radiohead, notamment), Régine, Win et compagnie y vont d’un diptyque qui singe quasiment The Killers. On demeure donc en terrain (très) connu, ce qui est décevant lorsqu’il est question d’Arcade Fire. Espérons que ce The Lightning I, II aura plus de sens dans le contexte de l’album à venir.  

Vendredi sur mer 

Photo courtoisie

★★★ 1/2

Métamorphose

Trois années après un premier album synth pop étonnant, l’artiste suisse Charline Mignot prouve que son projet Vendredi sur mer ne tient pas d’un quelconque coup de chance. Si Premiers émois faisait écho aux œuvres d’Angèle et Christine and The Queen, par exemple, Métamorphose ratisse plus large et plaira notamment aux friands de R&B à la Solange Knowles. Une constante demeure, toutefois : la poésie éclatée de Vendredi sur mer alternant admirablement entre la luxure (n’écoutez pas Comment tu vas finir avec vos grands-parents) et parfum de fin du monde (n’écoutez pas Dormir en compagnie d’un ami déprimé). 

Nicola Ciccone   

Photo courtoisie

★★ 1/2

Gratitude acoustique

Personnification même du hit de Chumbawamba, Nicola Ciccone se relève toujours et propose cette semaine une version intime de son plus récent album et, loin de se défiler, on y conserve la fameuse G.A.F.A.. C’est toujours aussi bien fait, mais ça demeure sans surprise et c’est toujours aussi sirupeux (donc trop). À vrai dire, on en vient à se demander pourquoi le crooner lance une telle aventure, quelques mois à peine après la précédente. Son acharnement me fascine, toutefois. Il va sans dire que c’est pour les fans purs et durs surtout.

Coup de ❤ 

Merci et à la prochaine ! 

Près de sept années après l’édition séminale, cette chronique s’arrête aujourd’hui alors que je quitte le navire vers de nouveaux horizons. J’en profite donc pour saluer le courage (voire la folie) de Danny Vear et Elizabeth Ménard qui m’ont tout d’abord offert ce mandat. Je me dois également de remercier les lectrices et lecteurs en plus de ma fille, muse devant l’Éternel, pour ces années à subir mes béguins. Pour celles et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, je vous invite à poursuivre ainsi, car j’y annoncerai de nouveaux projets à saveur musicale sous peu. Ce n’est qu’un au revoir, bref. Bisous ! 

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