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Salon de la chasse de l’Estrie: un événement axé sur l’éducation et sur l’histoire

Campeau fusils
Photo courtoisie Ce fusil britannique que tient M. Lefebvre a été assemblé d’urgence pour la guerre de 1812, en Angleterre, par la famille Ketland. Le Bas-Canada comptait alors dans ses rangs 770 guerriers autochtones. Plus de 300 d’entre eux ont accompagné le lieutenant-colonel Salaberry et les voltigeurs à Châteauguay, où ils ont vaincu les Américains. Cet hybride était un des rares fusils utilisés à l’époque. Après les affrontements, les soldats pouvaient garder leur fusil individuel comme trophée de guerre et pour la chasse. Ce modèle de grande taille mesure 62 pouces au total et a un canon de 40 po de longueur.

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Avec la levée graduelle des mesures sanitaires, l’heure avancée et l’arrivée du printemps, la vie semble enfin vouloir reprendre son cours normal.

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De nombreux salons reliés à nos activités préférées de prélèvement ou de nautisme ont été annulés l’hiver dernier. Heureusement, les expositions de toutes sortes recommencent à accueillir les adeptes. C’est notamment le cas en fin de semaine à Québec et au cours des semaines à venir à Sherbrooke, Trois-Rivières, Rimouski, Laval, Saint-Hyacinthe, etc.

Nouvelle organisation

De calibre .65, cette arme du Régime français Ancre Montieu date de 1745. Les dessins sur le bois et les gravures indiquent qu’elle a probablement servi à un officier de la milice coloniale. En temps de paix, ce dernier pouvait s’en servir comme arme de chasse. Après la conquête, la majorité des armes ont été saisies et rapportées aux États-Unis, où on leur a enlevé leur identité en soustrayant les poinçons d’identification et toutes traces du manufacturier. Un bijou intact comme celui-ci peut se vendre jusqu’à 15 000 $.
Photo courtoisie
De calibre .65, cette arme du Régime français Ancre Montieu date de 1745. Les dessins sur le bois et les gravures indiquent qu’elle a probablement servi à un officier de la milice coloniale. En temps de paix, ce dernier pouvait s’en servir comme arme de chasse. Après la conquête, la majorité des armes ont été saisies et rapportées aux États-Unis, où on leur a enlevé leur identité en soustrayant les poinçons d’identification et toutes traces du manufacturier. Un bijou intact comme celui-ci peut se vendre jusqu’à 15 000 $.

Robert Lefebvre de Brome-Missisquoi est un collectionneur d’armes anciennes.Celui-ci et trois autres personnes ayant le même engouement ont uni leurs efforts pour organiser et présenter la première édition du Salon de la chasse de l’Estrie, le 26 mars prochain, de 9 à 15 heures, à la salle des Chevaliers de Colomb de Cowansville.

Ce superbe fusil de chasse ancien de nature hybride est un bel artefact. Le mécanisme et le canon proviennent de Charleville, en France. Il a été monté avec une crosse de style pied de vache. Elle est en cerisier massif, essence très recherchée par les collectionneurs américains. Ce fusil n’a pas été altéré après la guerre, car les Américains effaçaient volontairement les poinçons et les gravures.
Photo courtoisie
Ce superbe fusil de chasse ancien de nature hybride est un bel artefact. Le mécanisme et le canon proviennent de Charleville, en France. Il a été monté avec une crosse de style pied de vache. Elle est en cerisier massif, essence très recherchée par les collectionneurs américains. Ce fusil n’a pas été altéré après la guerre, car les Américains effaçaient volontairement les poinçons et les gravures.

Pour une somme de 10 $, les visiteurs pourront rencontrer des collectionneurs d’armes anciennes, d’armes modernes et d’arbalètes qui exposeront leurs plus belles pièces sur place. Parmi la cinquantaine d’exposants, il y aura également des armuriers, des formateurs, des guides et plusieurs autres fervents qui se feront un plaisir de partager ce qui anime leur passion. 

« Ce qui distinguera notre salon, qui se veut éducatif, c’est qu’il mettra en vedette l’histoire et de nombreux artefacts datant du Régime français jusqu’à nos jours, explique M. Lefebvre. Il sera même possible de procéder à des achats, à des ventes ou à des échanges sur place ».

Considéré à l’origine comme un fusil de traite et de chasse, ce tromblon Blunderbuss à multiples projectiles fonctionnait au silex. Puis, il fut converti à percussion durant la période de la rébellion de 1837. Un habile forgeron a même gravé sur son canon le mot Républic R.C., pour République du Canada. Il a été caché dans un mur de pierres d’une vieille grange et a été retrouvé dans les années 1980 à Moore’s Corner, aujourd’hui connu sous le nom de St-Armand, dans le Vermont.
Photo courtoisie
Considéré à l’origine comme un fusil de traite et de chasse, ce tromblon Blunderbuss à multiples projectiles fonctionnait au silex. Puis, il fut converti à percussion durant la période de la rébellion de 1837. Un habile forgeron a même gravé sur son canon le mot Républic R.C., pour République du Canada. Il a été caché dans un mur de pierres d’une vieille grange et a été retrouvé dans les années 1980 à Moore’s Corner, aujourd’hui connu sous le nom de St-Armand, dans le Vermont.

À voir

En plus de tous les équipements, accessoires et produits de toutes sortes, vous pourrez voir des armes rarissimes, comme les modèles suivants qui font partie de la collection de M. Lefebvre.  

Pour en savoir plus sur cet événement qui se tiendra au 224, rue Christophe-Colomb à Cowansville, composez le 450 538-8319 ou écrivez à rlefebvre@axion.ca.


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