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«L'oeil du cyclone» de Nathalie Cotard: choisir de se relever

Nathalie Cotard
Photo courtoisie

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La vie est semée de choses merveilleuses, mais comporte aussi son lot de défis, d’obstacles, d’événements difficiles. Le décès d’un proche, la maladie, les accidents ou les pertes d’emploi sont des ouragans qui peuvent causer bien des dégâts dans la vie personnelle. Mais les drames peuvent être surmontés. Nathalie Cotard, coach en gestion et enseignante au deuxième cycle à l’Université Laval, montre des clés menant à la résilience dans son nouveau livre, L’œil du cyclone.

Dans son livre, des explications claires sont appuyées par les témoignages inspirants de douze « passeurs de résilience » qui ont dû changer le regard qu’ils portaient sur eux-mêmes et sur la vie après des événements qui ont bousculé leur vie. 

Nathalie Cotard a eu l’idée d’écrire sur le sujet après avoir rencontré, sur un chemin de randonnée, un homme en fauteuil roulant qui lui a dit : « La liberté, c’est mon fauteuil roulant ».

« J’ai été fascinée par la façon dont il a changé de regard sur son accident d’escalade pour reconquérir la joie de vivre, et une liberté intérieure “à toute épreuve”. Ça m’a donné envie d’en savoir plus sur ce qui peut donner la force de se relever quand la vie bascule, et bouscule », explique-t-elle, en entrevue par courriel.

La fondatrice de Coaching Essence, née en France, a aussi dû vivre sur un autre continent que ses enfants pendant quelques années. 

« La souffrance de l’éloignement m’a poussée à chercher des modèles de résilience autour de moi. Je voulais aussi que cela serve à d’autres. » 

Nathalie Cotard
Photo courtoisie

Décider que c’est possible

Les gens vivent des épreuves dans leur vie personnelle... mais ce sont parfois des épreuves collectives, comme la pandémie. À ce chapitre, Nathalie Cotard est d’avis que les gens seront capables de tourner leur regard vers quelque chose de positif et faire preuve de résilience.

« Chacun peut trouver en soi les ressources pour tourner son regard vers le positif si et seulement si... il ou elle décide que c’est possible. »

« Il ne s’agit pas de naïveté », ajoute-t-elle, « mais plutôt d’avoir la lucidité de croire que la vie peut être dure parfois, mais que la façon de rebondir dépend de soi. Mon rêve, en écrivant L’œil du cyclone, est qu’après avoir découvert douze parcours de résilience très différents, chacun puisse croire que c’est possible sans se dire : je ne serai pas capable ! Nous sommes tous capables. La question est : comment ? »

Une force intérieure

Nathalie Cotard précise qu’on ne naît pas résilient, on le devient par l’expérience, qui peut débuter dès la naissance. « Certains bébés prématurés font preuve d’une force de vie extraordinaire. L’instinct de survie est fort, très fort. »

La résilience s’apprend. « Au judo, un des premiers enseignements est d’apprendre à tomber et se relever. Intérieurement, c’est un apprentissage précieux. La résilience se développe à chaque occasion où on a la sensation d’être à terre. L’apprentissage de la marche est un parcours de résilience que la plupart des enfants ont traversé. De l’émerveillement de mettre un pas devant l’autre, jusqu’à la force de se relever après chaque chute, c’est le passage à l’action qui a bâti la confiance d’aller de l’avant. Intérieurement, c’est la même chose. »

L’Ukraine

À quoi pense-t-elle quand elle voit la situation en Ukraine ? « Le peuple ukrainien, tout comme les Russes qui osent descendre dans la rue avec leurs enfants pour réclamer la paix, fait preuve d’une détermination et d’un espoir qui démontrent une résilience collective qui donne de la force. La solidarité redonne aussi espoir. Je prie pour que la force de Vie emporte l’humanité vers le meilleur plutôt que vers le pire. » 

EXTRAIT 

« J’ai repensé à l’inconnu de ma randonnée. J’ai décidé, comme lui, de me relever intérieurement. Je suis alors partie à la recherche d’outils, de clés et de modèles de résilience. J’étais avide de discerner comment dépasser l’adversité. L’absence d’un être cher, un accident, un deuil, une maladie, une autre épreuve ou encore un virus qui s’étend comme une traînée de poudre partout sur la planète : les visages de l’adversité sont multiples. Les étapes à franchir vers le mieux-être sont-elles les mêmes pour tous ? Sont-elles particulières à chacun ? Est-on résilient de nature ou est-ce qu’on le devient ? La résilience s’apprend-elle ? » 


  • Nathalie Cotard est coach de gestion et formatrice. 
  • Elle est chargée d’enseignement à la faculté des Sciences de l’administration de l’Université Laval depuis 2010 et enseigne au deuxième cycle en leadership et en gestion des ressources humaines. 
  • Elle est fondatrice de Coaching Essence et accompagne depuis 10 ans des leaders, gestionnaires et professionnels pour les aider à relever des défis liés à l’intelligence émotionnelle et aux habiletés relationnelles. 
  • Son site web : coachingessence.ca 
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