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Plus ça change, plus c’est pareil!

POL-FRANCOIS-LEGAULT
Photo Agence QMI, Joël Lemay François Legault à la présentation de la candidate pour l’élection partielle dans la circonscription de Marie-Victorin, Shirley Dorismond, le 8 mars.

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Le printemps débute officiellement aujourd’hui avec l’équinoxe vernal en après-midi.

Cette nouvelle saison évoque le réveil de la nature, ce qui contribue à nous extirper de la torpeur hivernale en nous injectant une certaine dose d’énergie.

Malheureusement, la conjoncture internationale et nationale nous rappelle qu’on s’éveille en plein cauchemar.

La guerre en Ukraine retient l’attention du monde entier. Nos problèmes locaux n’ont certainement rien de comparable avec ce que vit la population ukrainienne, mais ce n’est pas une raison pour se priver de se poser des questions sur la gouvernance caquiste des derniers mois et de pouvoir ainsi la critiquer avec justesse.

Je ne sais si c’est la déprime post-pandémique qui rend le printemps plus gris, chose certaine, les déclarations récentes du premier ministre Legault ne contribuent en rien à chasser la grisaille.

Son clientélisme électoral continue de ternir sa crédibilité et celle des politiciens qui l’entourent.

Voter du bon bord

C’est très à la mode de parler de faire de la politique autrement. Nos premiers ministres Trudeau et Legault l’ont chantonné dans leur première campagne électorale.

Cependant, l’invitation de monsieur Legault aux électeurs de la circonscription de Marie-Victorin à voter du bon bord avait des relents de l’Union Nationale des années 1950.

Rien de surprenant de la part d’un homme qui a renoncé à ses idéaux et qui foule à répétition ses engagements, d’inviter les citoyens à voter du côté du pouvoir au lieu de le faire selon leurs convictions.

Le premier ministre veut protéger la langue avec un bouclier fendu. Sa loi sur la laïcité demeure timorée. Ses chèques pour compenser les hausses des coûts de l’énergie s’avèrent un moyen de calmer la grogne à court terme tout en laissant des lendemains onéreux se dessiner.

Il mène le même manège en santé. Il prétend vouloir améliorer le service à la population tout en continuant l’œuvre de déconstruction de notre système public.

Il détourne l’attention afin de cacher les volontés de réduire le budget de l’État en santé et de laisser les gens qui en ont les moyens se faire soigner en priorité pendant que les moins fortunés verront leur attente s’allonger.

Les dépenses privées en santé se sont accrues au fil des ans sans qu’elles aient contribué à l’amélioration du système. Au contraire, elles concourent à une plus grande détérioration.

Monsieur Legault refuse de faire face aux vrais problèmes. Il préfère apporter des solutions populistes, tout en ayant le souci de ne pas s’éloigner des gens d’affaires.

Sans parole

La renonciation du premier ministre à donner suite à une réforme du mode de scrutin bien qu’il s’y soit engagé solennellement révèle encore plus son attachement au pouvoir plutôt qu’aux citoyens et à la démocratie.

On n’est vraiment jamais surpris des reculs de monsieur Legault. Il réussit cependant à nous décevoir de plus en plus.

Peut-on vraiment voter du bon bord en penchant du côté d’un homme qui ne respecte pas sa parole ?

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