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Recyclage Ricova: l’administration Plante se dit révoltée

Recyclage Ricova: l’administration Plante se dit révoltée
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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L’administration de la mairesse Valérie Plante se dit révoltée et promet d’agir rapidement après le dévoilement d'un rapport accablant sur le géant du recyclage Ricova.  

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Dans un rapport rendu public lundi, le Bureau de l’inspectrice générale (BIG) a révélé que Ricova ne partageait pas tous les revenus de la vente des matières recyclables avec la Ville de Montréal, les faisant passer par une de ses filiales: Ricova International inc. 

Selon l’inspectrice Brigitte Bishop, la Ville a été privée d’au moins 1 M$ entre août 2020 et juillet 2021. Ricova n’a pas cessé d'exploiter les deux seuls centres de tri de Montréal depuis. 

Me Bishop recommande donc de résilier les contrats des centres de Saint-Michel et de Lachine et de bannir quatre entreprises liées à Ricova et son dirigeant, Dominic Colubriale. 

«Les conclusions du rapport du BIG sur l’entreprise Ricova sont révoltantes», a réagi la responsable du dossier de l’environnement dans l’administration Plante, Marie-Andrée Mauger.

Pas de bris de service

Elle a assuré que les recommandations seraient appliquées rapidement, «tout en s’assurant que les services de collecte, de tri et de traitement soient maintenus». 

Une chose qui n’est pas si simple, car si Montréal bannit le patron de l’entreprise Dominic Colubriale, comme le demande l’inspectrice générale, cela mettra un terme également à des contrats de collecte de déchets dans cinq arrondissements. 

Mme Mauger rappelle que Ricova a été «imposée» à la Ville quand elle a racheté les actifs, dont les contrats, d’une entreprise en processus de faillite, Rebuts solides canadiens (RSC), en 2020.

En effet, comme le dévoilait notre Bureau d’enquête en 2020, l’administration Plante n’était pas enchantée par l’idée de travailler avec Ricova, dont le modèle d’affaires consistait à vendre les matières recyclables à l’autre bout du monde, notamment en Inde.

De plus, Ricova traînait déjà une mauvaise réputation et cumulait les litiges avec des municipalités, dont Montréal. 

Malgré cette réputation, le gouvernement du Québec, qui aurait pu s’opposer à la reprise des actifs de RSC par Ricova, n’avait pas cru bon intervenir à l’époque.

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