/news/politics
Navigation

Tramway de Québec: Legault doit s’excuser au maire Marchand selon l’opposition

La porte-parole libérale pour la Capitale-Nationale, Marwah Rizqy
Photo d'archives, DIDIER DEBUSSCHERE La porte-parole libérale pour la Capitale-Nationale, Marwah Rizqy

Coup d'oeil sur cet article

Les partis d’opposition exigent des excuses du premier ministre pour la charge frontale qu’il a mené, mercredi, avec ses ministres, contre le maire de Québec, Bruno Marchand, son projet de tramway et la rue partagée qu’il prévoit aménager sur René-Lévesque.

• À lire aussi: Charge frontale de la CAQ contre le maire Marchand et le projet de tramway

• À lire aussi: Sorties de la CAQ: une «attaque directe contre la Ville de Québec» pour Marchand

La porte-parole de l’opposition officielle pour la région de la Capitale-Nationale, Marwah Rizqy, a pressé le gouvernement de signer les décrets nécessaires à l’avancement du chantier, et ce, sans conditions.

Selon elle, l’épisode de la veille illustre un «recul de la démocratie». Le gouvernement s’est montré «méprisant, arrogant, intimidateur» à l’endroit du maire Marchand, a-t-elle martelé avant d’encourager les maires et mairesses du Québec «à ne jamais abandonner vos convictions».

Co-porte-parole de Québec solidaire et porte-parole en matière de lutte aux changements climatiques, Manon Massé a ironisé sur le double discours du premier ministre.

«François Legault déchire sa chemise quand Ottawa vient se mêler de nos compétences, et il a raison. Mais quand je le vois dire à quel coin de rue mettre la station d’autobus, ce sont les compétences de la ville ça», s’est-elle exclamée.

Tout comme sa collègue libérale, le député péquiste Sylvain Gaudreault craint lui aussi que cet incident n’établisse un dangereux précédent dans les relations entre Québec et les municipalités.

L’apparente lune de miel entre le gouvernement Legault et le maire Marchand a officiellement volé en éclats mercredi.

«Ce n’est pas le maire de Québec qui va dicter l’agenda du conseil des ministres», a alors répété le ministre François Bonnardel, en confirmant les conditions à rencontrer avant de donner le feu vert à la réalisation du tramway, dont l’abandon du concept de rue partagée sur René-Lévesque.

Bruno Marchand a ensuite fait une sortie publique pour dénoncer le ton du gouvernement de la CAQ, qui selon lui mène «une attaque en règle contre la Ville de Québec».

Pour lui, il n'est pas question de laisser tomber les rues partagées et il n'acceptera «aucune condition» en échange de l'octroi d'un décret pour le tramway.

À VOIR AUSSI... 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.