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Un Québécois dans le giron du Crew de Columbus

Un Québécois dans le giron du Crew de Columbus
PHOTO COURTOISIE / CANADA SOCCER

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Le parcours n’est pas toujours simple pour un Canadien qui tente d’atteindre la Major League Soccer (MLS), et encore plus pour un Québécois. Mohamed Farsi a déjà un pied dans la porte et il a envie de paver la voie à la talentueuse cuvée de la Belle Province.

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Le gardien Maxime Crépeau est le seul Québécois qui évolue au sein du circuit Garber loin du CF Montréal, avec le Los Angeles FC. Il a cependant été formé par l’Académie de l’Impact. 

Farsi a suivi un parcours plus atypique, étant passé par la Première Ligue canadienne (PLC). C’est avec le Crew 2 de Columbus, en MLS Next Pro, qu’il tentera sa chance. L’équipe de l’Ohio lui a offert en décembre un contrat d’un an avec une option pour une campagne supplémentaire.

Un Québécois dans le giron du Crew de Columbus
PHOTO COURTOISIE / CANADA SOCCER

«J’ai attendu un peu pour voir s’il y avait d’autres options en MLS ou en Europe. Finalement, il s’est avéré que la meilleure option pour mon développement et pour la suite des choses était avec le Crew 2», a expliqué en entrevue celui qui a rejoint son nouveau club en février.

Avec les conseils de l’agence qui le représente, Obelisq, Farsi a choisi les États-Unis. L’athlète de 22 ans a vanté la qualité des installations et le budget du club-école du Crew parmi les raisons qui ont motivé son choix.

«Je veux réussir et montrer aux jeunes que les équipes américaines sont aussi accessibles», a-t-il expliqué.

Enfin une ligue canadienne  

Farsi a une dette à vie envers le Cavalry FC, qui lui a donné sa chance quand il ne savait plus vraiment où aller. Ce fut aussi le cas pour d’autres jeunes du Canada, qui ont profité de la création du championnat domestique en 2017.

«Je leur en serai toujours reconnaissant. J’ai eu la chance de connaître la PLC. Les générations avant nous, malheureusement, elles étaient bourrées de talent au Québec, mais elles n’ont jamais eu la chance d’avoir une ligue dans leur propre pays», a indiqué le latéral droit.

C’est à force de détermination et de patience que le Montréalais a d’abord obtenu un essai professionnel à Calgary avant d’être élu meilleur jeune joueur de la ligue en 2020. Ça en dit long sur son caractère.

«Personne ne m’a rien donné, je suis allé chercher ça tout seul, a dit Farsi. Je suis parti faire un “try-out”. J’ai fait ce que j’avais à faire. Je devais être bon à ce moment-là et j’ai réussi. [...] Je venais d’Algérie, j’avais rempli mon contrat. Le Cavalry était la seule option pour moi.»

La passion avant tout  

Avant de mettre toute son énergie sur le soccer, Farsi a pratiqué le taekwondo de l’âge de 5 à 16 ans. À sa sixième année du primaire, il avait essayé de joindre l’Académie de l’Impact de Montréal, mais il n’avait pas le niveau de jeu nécessaire, a-t-il avoué. Ça lui a permis de poursuivre sa passion pour le futsal et de développer des qualités différentes.

«Jouer au foot chaque jour dans une académie, ça aurait été un gros plus, mais je n’aurais pas eu l’occasion de jouer au futsal. Le futsal m’a beaucoup aidé dans mon parcours. [...] On peut dire que c’est un mal pour un bien.»

Aujourd’hui, Farsi connaît bien tous les Québécois évoluant au CF Montréal, que ce soit Mathieu Choinière, Ismaël Koné ou encore Zorhan Bassong. Selon lui, il existe une belle chimie entre les joueurs les plus talentueux de la province. Leur parcours vers la MLS sera peut-être différent, mais c’est le résultat qui importe.

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