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Pourvoirie Wetetnagami en Abitibi: Là où la nature est reine

Campeau 26
Photo courtoisie Alain et Pierre ont éprouvé beaucoup de plaisir à déjouer ces délicieux percidés, à la jig, en quelques minutes de pêche seulement.

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De plus en plus d’amateurs souhaitent partir à l’aventure pour découvrir ou redécouvrir les différents coins de pays de notre Belle Province. 

Fort connue de nom et incroyablement réputée pour la chasse à l’orignal, la grande région de l’Abitibi propose de nombreux paradis, comme celui que je vous présente aujourd’hui qui a été récemment intégré dans les 17 % des aires protégées forestières et de biodiversité du Québec.

Un peu d’histoire

À 82 km de Lebel-sur-Quévillon, on retrouve une belle pourvoirie qui a été complètement dévastée à deux reprises entre 1980 et 2000 par d’immenses feux de forêt. L’ancien propriétaire, Jean-Claude Parent, était un travailleur acharné et il a tout rebâti, et ce, même si le site n’était accessible qu’en hydravion. 

Au fil du temps, les entreprises forestières et minières ont développé un réseau routier fort bien entretenu pour s’y rendre.

Rendu à un certain âge, M. Parent souhaitait transmettre son amour et son respect du territoire à d’autres passionnés qui voudraient perpétuer sa vision et ses rêves.

En 2014, deux amis de longue date, Pierre Alexandre et Gilles Trudel, tous deux natifs de l’Abitibi et entrepreneurs dans le domaine du forage, parcourent l’arrière-pays de long en large pour y découvrir de nouveaux sites miniers. Lors de leurs recherches, ils ont été littéralement séduits par un grand lac, le Wetetnagami, qui est le plus vaste dans ce secteur. Ils constatent également qu’il y a une pourvoirie qui porte le même nom que le plan d’eau. Heureux comme des rois, comme s’ils avaient trouvé un incroyable filon, ils font l’acquisition de ce territoire poissonneux et giboyeux. 

Depuis lors, ils ont modernisé et relancé les opérations.

Parlons pêche

La pourvoirie ceinture le grand lac Wetetnagami qui s’étend sur plus de 22 km. Ce nom, en langage cri, signifie « la route des eaux ». Ce plan d’eau de la zone 13 Est a subi très peu de pression. La qualité de pêche y est donc remarquable.

Anna Cesario et Julie Leduc étaient drôlement fières de leurs captures à la pourvoirie Wetetnagami.
Photo courtoisie
Anna Cesario et Julie Leduc étaient drôlement fières de leurs captures à la pourvoirie Wetetnagami.

L’espèce vedette est sans contredit le doré. On y capture des percidés à profusion de la fin mai à la mi-septembre. Bien que la gamme de taille légale soit de 32 à 47 cm, on croise souvent le fer avec des géniteurs excédant la limite maximale permise. « La clientèle attrape et doit gracier fréquemment des spécimens de plus de 2,5 à 3 kilos », explique le directeur des opérations, Alain Trudel.

La gérante, Julie Leduc, était fière de mentionner qu’un trophée de 75 cm a été déjoué à la mi-juillet par le groupe de Sylvain Gouin et que quatre autres, de plus de 70 cm, ont été interceptés la saison dernière. 

Techniques

Au printemps, les adeptes utilisent surtout des poissons-nageurs comme les Wally Diver, Hot’N Tot, Thin Fin, Bomber Fat A, Rapala J-11, etc. pour cibler les embouchures des quatre rivières qui s’y déversent, soit la Saint-Père, la Macoustigan, la Rosalie et la Wetetnagami Sud.

Plus tard en saison, le marcheur de fond avec harnais à ver ou à sangsue fonctionne à merveille le long des escarpements sablonneux et rocailleux. Comme partout ailleurs, la pêche à la dandinette fait fureur à proximité des nombreuses structures et dénivelés.

Carnassiers

Les grands brochets sont présents dans les bassins, les rivières et le long des talus.  

Leur taille moyenne se situe entre 3 et 4 kg et il n’est pas rare qu’elle franchisse le cap des 7 kg. « En exploitant de grosses offrandes, on a de meilleures chances de leurrer de gros trophées, comme celui de Cécile Grenier qui faisait osciller la balance à 8,5 kg », souligne l’un des proprios, Pierre Alexandre.

Pistes et repères  

› Nom : Pourvoirie Wetetnagami

› Où : En Jamésie, au nord-est de l’Abitibi, à 770 km de Montréal. 

› Directions : Empruntez la 117 Nord jusqu’à Louvicourt, puis la 113. Au moulin à papier de Lebel-sur-Quévillon, optez pour le chemin forestier 1000 puis pour le 5000. Il faut compter entre 8 et 9 heures de route pour s’y rendre de la région métropolitaine.

› État des routes : Carrossables sans problème. L’utilisation d’une camionnette ou d’un VUS est toutefois préférable.

› Habitations : Deux chalets situés près de l’accueil pouvant héberger de 6 à 12 convives. Il y a également cinq autres chalets stratégiquement positionnés à l’écart dans des baies sablonneuses. 

› Cote de la FPQ : Trois et quatre étoiles.

› Forfaits : Européen pour trois jours et plus avec possibilité de forfaits corporatifs. 

› Commodités : Chalets tout équipés à l’électricité, au solaire ou au propane. On y retrouve aussi une flotte de 11 chaloupes de 14 pieds avec 15 forces, une station d’éviscération, service de congélation et de préparation des poissons au besoin, vente d’essence, location de génératrice, transport aérien sur demande, etc.

› Activités : Il y a une dizaine de plages pour se baigner et relaxer, des sentiers pédestres, de la cueillette de fruits sauvages, de la chasse à l’ours, un parcours de canot et de kayak avec vos propres embarcations, etc. Il s’agit aussi d’un endroit propice pour l’observation d’aurores boréales et d’oiseaux.

› Unicité : Territoire protégé de biodiversité.

› Infos : 819 570-3688 ou wetetnagami.com.

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