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Tramway: le PM pressé d’agir «sans tarder» par des gens d’affaires de Québec

Dans une lettre ouverte, des gens d’affaires demandent à François Legault d’accorder le décret pour le tramway

Tramway
Illustrations courtoisie Le gouvernement a émis cette semaine de nouvelles conditions pour le projet de tramway, demandant le retrait de la rue partagée sur une portion de 500 mètres du boulevard René-Lévesque.

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Des leaders du milieu économique de Québec pressent le premier ministre François Legault d’accorder rapidement le décret qui permettra de mettre le projet de tramway sur les rails.

• À lire aussi: L’hésitation coûte cher: Adoptez le dernier décret pour le tramway de Québec sans plus tarder

L’organisme J’ai ma passe ainsi que des acteurs du domaine des affaires ont signé une lettre ouverte dans laquelle ils s’adressent directement au premier ministre, dans le contexte où le gouvernement a imposé de nouvelles conditions à la Ville de Québec. Leur missive est intitulée « L’hésitation coûte cher – Adoptez le dernier décret pour le tramway de Québec sans plus tarder ».

« Nous vous demandons de faire preuve du leadership auquel vous nous avez habitués en mettant le pied sur l’accélérateur et en vous assurant que le projet se concrétise, au bénéfice de la population », écrivent les signataires. 

Parmi eux, Yvon Charest, président de J’ai ma passe, Jean-Marc Fournier, de l’Institut de développement urbain du Québec, Karl Blackburn, du Conseil du patronat du Québec, Véronique Mercier, de l’Association de la construction du Québec, et Denis Ricard, de iA Groupe Financier.

Nouvelle impasse

Pour eux, il est inquiétant de voir que le projet se retrouve de nouveau dans une impasse, comme cela a été le cas il y a un an. 

Les signataires rappellent que des investissements résidentiels et commerciaux de 1,5 milliard $ « attendent le lancement des travaux du tramway ». Il ne faudrait pas faire en sorte que ceux-ci échappent à la région de Québec, plaide Stéphane Dion, de l’Institut de développement urbain. « C’est un risque qu’on ne devrait pas prendre. » 

« On s’adresse au premier ministre du Québec parce qu’il a le leadership en tant que principal bailleur de fonds d’accélérer les choses pour que se prennent les décisions, et tout le monde fait appel à son leadership. On est confiants que le gouvernement et la Ville de Québec vont en arriver à un accord. On mise sur la bonne entente, mais le plus tôt sera le mieux. Il faut pouvoir réaliser ce projet-là et il y a une demande présentement. »

Plus tôt cette semaine, en marge de la présentation du budget du Québec, le président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, Steeve Lavoie, avait lui aussi exprimé le désir que le projet démarre. 

« Qu’importe la solution qui est amenée, il ne faut pas retarder ce type de projet là si on veut aller de l’avant et amener de la main-d’œuvre à Québec. Nous, ce qu’on veut, c’est un réseau structurant de transport en commun, on le répète depuis le début. Présentement, c’est le tramway qui est là, alors allons-y avec le tramway. » 

Appels d’offres

L’administration Marchand a besoin d’un décret pour lancer les appels d’offres afin de dénicher une firme qui bâtira le réseau et une autre qui fournira le matériel roulant. Or, le gouvernement a émis cette semaine de nouvelles conditions, dont le retrait de la rue partagée sur une portion de 500 mètres du boulevard René-Lévesque. 

Pour le maire Bruno Marchand, cette condition n’est pas acceptable et le gouvernement ne doit pas s’immiscer dans les compétences de la Ville.  

– Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée

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